printemps sans chaleur
des poitrines décolletées
mais sans le cœur
printemps pourri
chair de poule sur la peau
pas prête à rien porter
Haïku-senryû (tercet en forme de haïku!)
et points de suspension...
printemps sans chaleur
des poitrines décolletées
mais sans le cœur
printemps pourri
chair de poule sur la peau
pas prête à rien porter
son short ôté
l’empreinte crénelée
de l’élastique
l’arbre nu
sous l’aisselle de sa branche
la mousse
un dessin
à main levée ses deux seins
en 3 D
à qui le cheveu brun
au fond de la baignoire
en forme de ?
tongs jambes jupe
seins lèvres et yeux bleus
descendent l’escalier
*
ses jambes ses bras nus
son chien et ses seins pointus
viennent vers moi
*
Dans la vision tabulaire
(opposée à la linéaire), on visualise des détails d’un texte ou d’un tableau dans un certain désordre et le cerveau reconstitue une vision d’ensemble subjective, impressionniste… voire
cubiste !
Bref, au final l’assemblage nous ressemble car « qui se ressemblent s’assemblent » ! (CQFD)
Pour info, je viens de faire un livre compilant certains de mes haïkus ou tercets en relation avec les saisons de l'année et de la vie.
De l’impression première à l’impression partagée :
le haïku, fenêtre entr’ouverte sur un petit fait naturel.
Le reflet du pin parasol de la couverture
symbolise la vision du moment haïku :
l’image flottante saisie dans le miroir est éternelle
car unique mais éphémère puisqu’un oiseau, un nuage,
un souffle de vent la transforme à jamais.
Le défi de l’auteur (du haïjin) est d’essayer de traduire
cet instantané, celui du lecteur est de s’approprier
cette vision offerte et de l’interpréter même si elle n’est
qu’une apparence, une pure surface d’images réfléchies
masquant le vide : le poème idéal ne s’achève pas
dans l’écriture mais dans l’esprit de celui qui le lit.
C’est dans cet échange, ces transmutations successives
que peut se glisser la poésie : les lecteurs sont
parfois autant poètes que les auteurs.
***
138 pages
10 € en version papier ou 4,50 € en téléchargement
A commander ici: Lien
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sous le pin
parasol,
vu souvent ses dessous
jamais son dessus
solitaire...
dans la forêt primaire
tout me parle d’elle(s)
cerisiers en fleurs
le lilas se sent bien
à son coté
la
fête est finie
les fleurs fanées finissent
en confettis
sous le
parasol
buvant un cocktail avec
sa petite ombrelle
première
chaleur
les derniers collants chauds
collent à la peau
son cache nez cachant sa chaleur
nez à nez avec ses yeux
bleus
la vieille lézarde
sur le mur de ma maison
s’allonge au soleil
premier
lézard
la chatte l'a vu
la première
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