Mistral violent
les robes d'été jouent
à cache cache
soudain surgit
un sage string
et des joues rouges
au café
toutes les femmes assisses
sont belles…
même la dressée
surtout elle
(sent le vent) (s'enlevant) (l'enlevant) (sent le levant)
sans le vent
odeurs de curry
de string et de bergamote
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Les burkas qu'elle dit
ils les soldent aussi ?
Vi, celles avec les cœurs
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Des jeunes jouent du rock
d'avant leurs parents
Des vieux écoutent du rock
d'avant leurs seize ans
Le guitariste virtuose
La dame joue avec ses doigts
sous les pantalons blancs
des slips classiques
des strings rock 'n' roll
Mistral violent
Seuls sont calmes les joueurs
d'instruments à vent
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Fête des pères
Sa première fête
au cimetière
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ces pierres sèches
montées une à une
un mur de main
soulignant le relief
les restanques d'hier
faïsses d'Ardèche
restanques de Provence…
des pierres à vivre
dans la nuit chaude
couper la clim et ouvrir…
le rossignol
la fenêtre ouverte
à son temps qui passe
penchée sur le coffre
cherchant une jupe
moins courte
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le haïku qu'elle dit
c'est bien pour ceux qui n'ont rien
à dire
retrouver la mélodie
d'une vieille poésie
lune pâle
son bronzage sombre
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sur le lac noir
la feuille rouge rejoint
son reflet
dans son jeans serré
elle dit cynorrhodon
et non gratte culs
esthète ou prédateur ?
le mateur entre deux âges
tendres
si longue absence
le concret l'habite
et la fait vibrer
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Ô solitude
Derrière la cascade
sûrement quelqu'un
vent contraire:
contempler les narcisses
sentir le fumier
après souper
chacun son sac à viande
de l'Aubrac
nuit en gite
le chant du coq réveille
des souvenirs
chemin de St Jacques
le plus gros des pèlerins
sont des pèlerines
l'une avec un short
vraiment short
l'une aussi
avec un croissant
sur le chemin
des yourtes ont poussé
en plastoc
lune de mai
deux pèlerines amantes
à la belle étoile
sur l'Aubrac
le taureau en rut
réveille l'Eros
les dames s'imaginent
son but
les hommes si malingres
se sont tus
frottant ses bras
la mouche sur le mien
m'ignore
chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche
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