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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 08:55

 
 

Les shorts sont aux robes d'été ce que les chenilles sont aux papillons (même s'il y a de très belles chenilles!)

 

mode des shorts
les fesses nostalgiques
des robes d’été
.
réchauffement
les mini shorts augmentent
la chaleur ressentie
.
chaleur étouffante :
seules les robes d’été
ont l’air comme il faut
.
lui faire la cour ?
son short moulant court court court
plus vite que moi
.
court métrage
son mini short raccourcit
ma nuit 
.
robes d’été
elles en disent plus long
que les shorts
.
la jeune femme
encore plus femme
robe d’été

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 15:16

entre ciel et terre
l’ile flottante
sauvée des eaux 


 

village englouti
la nouvelle cité
un peu vile

Savines le lac...
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 13:55

plein soleil :
ôter les lunettes noires
le temps d’un sourire
*
assis en terrasse : 
est ce elles qui rajeunissent
ou moi qui vieillis
*
des femmes en été
tout autour : faudrait deux yeux
de libellule
*
au coin de la rue
une ombre se fait humaine
puis femme
*

mémoire du vent
ce Mistral fou 
quand elle est partie
*

à fond à vélo
un papillon blanc traverse 
sans regarder
*
croisé un gamin
qui me ressemble…
quand j’étais gamin
*
soleil couchant :
l’ombre des arbres s’élèvent
jusqu’au ciel rouge
*
n’y pense jamais
pour le vivre parfois
la vie est belle
ne le dis à personne
de peur de te réveiller

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 13:53

premières chaleurs
les robes sortent
les jambes aussi
-

Maguelone en mai
une dame à moitié blonde
à moitié brune
-

dame nature…
l’allure naturelle
de la naturiste
-

première chaleur :
deux fois plus belle
vêtue de trois fois rien
-

soleil couchant
l’ombre avantageuse
du naturiste
-

sur la plage
deux anorexiques allongées
côte à côte
-

président élu
on hésite au repas
entre blanc et rouge
-

à présent
ses seins contre mon dos
apaisant
-

aube de printemps
un oiseau inconnu
réveille le coq
-

quatre heures du mat
le coq portugais reprend
du poil de la bête
-

face aux rocher
la vague recule
pour mieux sauter
-

légèrement gris
premiers verres de rosé 
après les idées noires 
-

chemin des autres
sa langue n’est pas la nôtre
son sourire si
-

transhumance
les cris transpercent
la bétaillère
-

en ville à vélo
à chaque odeur de tilleul
je ralentis
-

Pentecôte 
à vélo je monte la côte
en pente douce
-

à la météo marine
« mer ridée à belle»
- c’est tout toi dit elle
-

seul dans la pièce
l’être dans la glace
est il aussi seul
-

cueilleur de parfum
le malade au tilleul monte
pour l’effusion 
-

sur la jeune Rom 
le même fichu rouge
que ma pauvre mère
son foulard un coquelicot
du jardin à la française…
-

mémoire du vent
ce Mistral fou 
quand elle est partie
-

plage de Maguelone
imaginer ces gens nus
tout habillés
-

magie du soleil
faire d’un deux pièces
une pièce
-

Maguelone
après tant d’années la mer 
à peine ridée
-

ville en chaleur
à chaque coin de rue
guetter l’ennemi
-

ville en chaleur
même les robes d’été
sont de trop
-
qué calor !
la culotte colle au corps
c’est coton
-

ville en chaleur
les hommes en pantalons
les femmes en shorts
quand nous ont elles laissé
les tissus qu’elles n’ont plus

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:00

mer et océan
les cigognes naviguent
entre deux bleus
dominant la houle
loin des vagues de la foule

Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
Cigognes dans la houle (et dans l'Algarve)...
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 15:10

face à face
les différences de sexe
s’effacent

*

matin d’élection
élue avec deux votes pour
l’érection du matin

*

Dans l’isoloir
Deux belles jambes blanches
isolées du reste

*
sans s’isoler
un couple de jeunes femmes
votent pour un homme

*
dans l’isoloir
des prénoms maritimes
échoués là

*
fin de campagne
après le vote la nature
reprend ses droits

*
président élu
on hésite au repas
entre blanc et rouge

 

*

On tira à la courte paille
Pour savoir qui qui qui serait sacré ohé ohé
Le sort tomba sur le plus jeune...

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:20

vie en vitrine
on s’affiche sur Facebook
pour ne pas mourir
chaque jour j’adresse à Dieu
sait qui des preuves de vie

*

averse d’été
le banc du jardin garde
l’éclat de nos voix
les mots secs que l’on s’est dit
s’écoulent entre les gouttes

*
émois du printemps
l’effet se ressent devant
les fleurs les derrières
toujours la belle histoire
entre la nature et moi

*
métro bondé
elle murmure moi aussi
à son portable
on aimerait tant crier
je t’aime dans le métro

*
enfin satisfaite
par cette cour discrète 
qui lui est faite
après tant de défaites
Paris est une fête

*
au Capitole
une jeune oie se dandine
en collant moulant
les couilles de l’Hercule
demeurent minuscules

*

un nuage ourson
embête un nuage ours blanc
le soleil se fond 
dans la douceur des fourrures
freinant le réchauffement

*

seins ensoleillés
celles qui en ont un peu
font des miracles
celles qui ont un peu plus
en cache en douce dans l’ombre

*
ville au printemps
dans la rue je marche seul
parmi les femmes
des sourires fleurissent
les plus belles fleurs en ville

*

Montpellier ma ville:
ses rues ses bars ses visages
le tien le mien les autres
bleu bleu bleu le ciel la mer
les yeux de mille couleurs

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:22

sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

*
soleil couchant 
 la lumière dans la chambre 
à coucher de soleil

*
nu intégral
son ombre aussi se déshabille
en silence

*
printemps
étonne moi
comme avant

*
printemps
on est tous des amant(e)s
en puissance

*
printemps
mets à jour l’appli
amoureuse

*
printemps
invite nous
au sacre

*
printemps
fais moi voler dans l’air
de l’oiseau de feu

*
printemps
repeins tout
en trois vers

*
sieste à l’ombre
mon ombre se repose
sous elle

*
sous le pin parasol
nos ombres ont fondu
au soleil

*
soleil d’hiver
mon ombre encore plus maigre
que moi

*
journée grise
mon ombre prend
sa journée

*
après la pluie
le silence
mouillé

*
lettre trouvée (l'être trouvé)
de mon père à ma mère:
si nous avions un fils…

*
un printemps des poitrines
je bombe le torse pour percer 
ces saints mystères

*
infarctus de printemps
le beau jardinier bio
devient légume

*
printemps en ville
les peaux nues se préparent
à l'être

*
déjeuner sur l’herbe
la fougasse trop grasse
finit par les fourmis

*
premières asperges
sentir le printemps
en pissant

*
aube de printemps
les amants se posent
un peu las

*
Attention aux siens !
n'oublie pas de leur dire
combien tu y tiens

*
musicien de rue
avec son harmonica 
comme avec une femme

*
saison des amours
les mâles se font beaux les corps
des femmes aussi

*
personne n'est parfait...
un coucou fait coucoucou
on s'y fait

*
vies en soldes :
j’ai trouvé mon bonheur
dit elle en sueur

*
pompons à la plage
dans les pneus de mon vélo
un peu d'air marin

*
premier rayon
l’anémone ouvre le resto
des abeilles

*
son nombril à l’air
on pense naissance et puis
conception

*
soirée kukaï
un parfum de pivoine 
envie celui des femmes

*
premier bain de l’année
la fillette se change
en femme

*
toujours content
il compte les années
en printemps

*
printemps
les femme sentent déjà
l’été

*
jardin abandonné
le cerisier en fleurs
je l’adopte

*
sentier des douaniers
au bord de la mer je flâne
dans tes yeux bleu pâle

*
au vide grenier
des objets inanimés
en quête d’âmes

*
village perdu
plus de candidats
que d’habitants

Le Bourguet – Var : 26 habitants dont une majorité de femmes (veuves)

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 09:07

Longue vie à cette petite fille de la campagne
Il me semble qu’elle vit sous mes yeux un temps vécu

Le temps est beau, calme, le soleil d’avril est encore bas: il monte des senteurs de printemps. Les oiseaux piaillent dans les mûriers des vers à soie ; les sabots des chèvres résonnent déjà sur le chemin. Comme chaque jour où elle n’a pas école la petite fille avec sa robe longue part garder le troupeau dans les collines.

maison de retraite
gardée par des femmes
un peu chèvres

à la fin
elle oublie sa vraie vie
sauf le début

Les bêtes connaissent le chemin et distancent rapidement leur gardienne; pourtant c’est le départ le plus délicat avec la sortie du hameau et tout ce qui peut tenter une chèvre. Les cris affectueux (bibibi… !) et les menaces précédent le bâton symbolique : la pièce est bien rodée. 
Aujourd’hui on va au pied du Mourre de Taillou : presque rien à faire puisque les cultures ne montent pas jusque là ; juste chanter de temps en temps (bibibi… !) pour rappeler celles éprises de liberté… c'est-à-dire toutes. Heureusement, la reine des chèvres aime bien la petite fille et l’aide dans sa tache. Le temps est long et bien rempli, surtout de rêve, à la mesure de la vie qu’elle imagine.

le Mourre de Taillou
pas noté sur les cartes
seuls les vieux…

des enfants
elle ne sait combien 
ni comment

avant guerre
la fillette rêve
sans savoir

Les collines d’Ardèche sont bien belles mais elles ne la font plus rêver : que peuvent-elles contre la ville idéalisée dont son grand frère lui parle. La petite fille vit déjà dans une autre vie sans savoir que c’est sa première qui lui appartient à elle seule pour toujours. 
Celle d’après je la vois à peine : elle est floue et se confond avec d’autres : des éclats éblouissants me font fermer les yeux…

tranches de vie
de sa mémoire à la mienne
et puis…

né sur la colline
d’un rêve d’enfant…
une mère

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 23:08

ciel gris
je vois le bleu à travers
tes yeux
*
église romane
les yeux suivent le silence
du tympan au cœur
*
en orbite
autour de ses seins :
des yeux tout ronds
*
lumière du soir
le vol des éphémères
avant l’éternité
*
nu intégral
son ombre se déshabille
en silence
*
sieste au soleil
mon ombre rêve-t-elle
en couleur
*
la mode en chaleur
les habits sur mesure
en prêts à ôter
*
le plateau perdu
des milliers d’asphodèles
seules après moi
*
ordre blanc
le rosier attend pour fleurir
la fin du seringa
*
vent de printemps
une robe s’envole
oubliant son rôle

 

Maguelone  en mars:

entre deux vagues

le silence

 

une souris

dans la chapelle abandonnée

silencieuse

seul en forêt
entre silence et bruit
chacun s'écoutant

 

sous le pin parasol
nos ombres confondues
avec le silence

sur la plage
son ombre se déshabille
en silence


rossignol de mai
entre ses chants
son silence

 

l’amour en silence
l’amour dans les yeux
premier RDV


après la pluie
le silence
mouillé

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