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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:40

 glacée
la petite araignée
pendue au rideau

I

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I

I

I

graciée 


 

assise4_2_.gif

 

 jour de neige...
les prés les arbres les autos
confondus

 (01/2006)

 

 

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Published by André - dans haiku-senryu
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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 11:08

gateaux.jpg

12/1975

 

gateaux1.jpg

12/2010

*

de fille belle
en mère et grand et cetera
le suivi du produit

parfum de noisette
et de nostalgie

 


petits gâteaux de Noël
petits cadeaux d’elles à nous

   

petits haïkus de Noël
petites douceurs pour elle

 


farine épices et noix
pétrir pour nous attendrir
thermostat cinq


« Rien n’est plus beau que les mains d’une femme dans la farine. »  Nougaro

 

 

 

 

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Published by André - dans haiku-senryu
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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 10:52

premier jour d’hiver
la nuit pareille au jour
de son dernier

 

 

un homme s’éloigne

sans me retourner
devant le passé

 

de mon vieux transistor (Grundig !)
d’ado retrouvé : de l’électro house

 


Vieilles photos…
Oh ! Ma mère moins vieille
que moi


 

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Published by André - dans haiku-senryu
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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 22:01

chant de la fontaine :
le Mistral change l’air

(12/2010)

 

 

ou

 

coup de vent :
la fontaine ne joue plus
le même air

(09/2008)


assise8_1_.gif

cueillant des olives :
je pense aux couilles dans le vent
de Ryokan

 

 

coup de vent
dans les fentes du jeans

la caresse glacée

 

 

 

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Published by André - dans haiku-senryu
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:28

   

P1010584s.jpg

 

les yeux troublés :

un peuple sauvage

embellit l’horizon

 

P1010586s3.jpg

 

Vois
Ces noirs inconnus
nous dépassent

 

Photos prisent vers Palavas (34) mi-novembre; oiseaux à identifier (sombres, grandes ailes et ce ne sont pas des cormorans) 

 

 

...Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,
Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.

Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l'haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L'averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.
Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève
Où votre espoir banal n'abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.

 

Jean RICHEPIN   (1849-1926)

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 12:33

 

 

La mode est aux commentaires : ils dégoulinent après chaque article des journaux et publications sur internet, parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.
Quand on écrit un poème bref, à fortiori un haïku, on va à l’essentiel. Lorsqu’on a éliminé le superflu ce n’est pas pour ensuite diluer, remplir les vides et fermer les portes ; si on éprouve le besoin de faire des phrases autant le faire dés le début.
On sait que le haïku doit se suffire à lui-même, même un titre est souvent une béquille superflue
.

Pourtant, les commentaires fleurissent avant ou après certains haïkus. Ce besoin part sûrement d’une bonne intention technique et pédagogique mais est il indispensable de tout expliquer de tout analyser? Je suis presque toujours rationaliste mais lorsque je m’aventure dans les mystères de la poésie je n’ai pas envie qu’on m’explique le merveilleux, les « tours de magie », qu’on me démontre ou me démonte le mécanisme qui m’a ému à la lecture d’un simple haïku ; et puis, quand on aime quelqu’un, si l’on cherche à savoir pourquoi c’est déjà qu’on se demande si on aime…
S'il y a de la poésie c'est qu'il y a de l'indicible.
Bref, c’est dur de l’être et de le rester… (honni soit qui mal y pense !).

"L'âge d'or de la littérature sera arrivé quand on n'aura plus besoin de préface"
"... l'ambition d'une œuvre à ce point parfaite qu'elle ne laisse aucune place au commentaire, imposerait face à elle le silence."
Friederich Schlegel

 

 

 

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Published by André - dans Règles floues
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 09:42

interminables
entre bottes et bas du dos
les jambes du jeans

aux deux extrémités
des choses fantasmées

 


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Published by André - dans Tanka
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 12:00

plus deux degrés  :
la jeune Rom et son bébé
n’en rajoutent pas

 

 

 

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Published by André - dans senryû
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 09:54

besoin d’air pur
faire le plein à la pompe
à vélo

 

 volant
dans les bouchons des villes
en vélo

 

veau de ville:
sa voiture va moins vite
que mon vélo

au feu rouge
son œil noir

 

  assise9_1_.gif

 

 

de retour…
mes pneus pleins d’air
de Compostelle

 

 



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Published by André - dans haiku-senryu
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:49

sur sa blouse
le prénom de la reine
du super marché

 

sous sa blouse en nylon
on sent une fin en soie

des clients rois
au palais de la conso…
une seule reine

à la caisse
mes yeux dans ses yeux
un instant roi

 

la couleur de ma carte
pareille aux siens


   

au supermarché :
la fille ensoleillée
à l’ombre des rayons

 

reine dans ses rayons
la be(i)lle du super market

 

 

 

 à chaque carrefour
chercher l’amour
au rayon librairie
 


rayon textile 
la femme enceinte téléphone
en pleurant

   


rayon lingerie
décontenancé
par son contenu

au grand jour
les culottes sans vie
s’ennuient

 

  un string

en dentelles X
XL


rayon élec
chercher une vraie prise
 femelle

 

 

assise5_2_.gif

dans son caddie
de quoi faire sauter
la nouvelle année

 

  son décolleté torride
penché sur les surgelés

- Z’avez jamais vu des seins ?

- Si mais pas d’aussi beaux !
- Hihihihi !!! merci

 

 

 

   

penchée pour chercher
sa marque de thé, montrant
sa marque de jeans

dans son futal moulant
ça joue monte et descend

ces faits se sont passés là
entre thé et chocolat

 

 
 

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Published by André - dans senryû
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