Haikus et senryu au fil du temps...
la rose trémière au milieu des ruines l’araignée habite au dernier étage des fleurs
perdus dans la vigne grappiller les grains oubliés par la machine
dans le couloir le son dur de ses talons avant ses seins seule à seul dans l’ascenseur penser à DSK
un dix octobre l’eau de mer à vingt degrés un plaisir pour deux un cinq/sept/cinq pour un tout nu et un deux pièces
brume d’automne peaux plage et pensées de plus en plus floues brume sur la plage des fantômes sans linceuls en forme de femme brume sur la plage des silhouettes vagues vont et viennent
étendue ses jambes en grenouille plonger dans elle plouf !
l’hortensia fané son ombre aussi belle soleil couchant
..................... pluie pluie pluie depuis huit nuits je suis un puits
la souplesse du tissu dessine ses seins ses fesses aussi on perçoit la peau sous la soie où elle s’assoit
printemps en ville les jeunes pousses des jeunes filles saison bénie… peut être encore vierge déjà pleine de grâce instant silencieux les lèvres séparées du baiser
printemps au Japon pas trouvé les mots de saison pour les pendaisons (Le Japon ressort le gibet) Libération
la nuit est si belle… j’allume une bougie pour la contempler (2003) Publié automatiquement
la femme voilée, son jeune corps volé à ma concupiscence
rue de Paris passant au vert après le bleu les paulownias bar à vin son parfum de fruit mur sa robe grenat jardin des plantes l'une des belles sent le jasmin
brouhaha au bois le bruit des autos et des piafs au feu rouge la robe verte passe sur une peau blanche rue de Bucy devant la lingerie fine l'odeur de pisse glacier de l'ile la dame sans complexe avec ses deux boules son petit mari fondu derrière elle...
rouge baiser amour et nuit blanche... oh ! le ciel bleu de France
O O ronds points . . une dame avec des gros seins tout neufs rivaux du visage ses seins s'avancent pour être vus
on voit à travers elle et sa robe assez floue pour l’imaginer elle dit tout la dame au short moulant… robe d’été l’été peut être déjà dans une autre vie robe j’étais
Donner à voir sans tout faire voir: « Si l’on veut les points sur les i On a perdu la poésie … » * « L’effet qui formerait la cause Est pure imagination Renonce à la création Le mot ne vient qu’après la chose » Aragon (Le roman inachevé)
noce argentique les deux rient en silence et en nuance (de gris) remontant le temps ce petit enfant me fixant… mon ascendant Vieille photo… Oh ! Ma mère plus jeune que moi
soir d’automne … jamais été aussi vieux que ce soir
son jean très bas son tee shirt très haut mon ventre rentré
foin de l’enfance le sifflement de la faux de feu mon père
piétonne... traversant hors des clous mon ombre
l'ordi fermé la fenêtre ouverte en fond d'écran