Haikus et senryu au fil du temps...
jambes croisées: elle croise mon regard en les décroisant premier RDV en amuse bouche un baiser léger corps contre corps sens-tu comme il t’aime soirée sans dessus... slip et soutien-gorge assortis à son sourire
y a quoi sous sa robe à pois ? des kigos en trop y a quoi sous sa robe à fleurs ? sa fleur y a quoi sous sa burka noire ? un corps blanc y a quoi sous la moitiée nue son jardin secret y a quoi sous son air narquois ? sa vision de moi ...
café en hiver toutes les tables à l'ombre l’attendent au café son portable déchargé on peut parler
ce petit arbre à qui je fais de l’ombre ne m’en fe ra ja m ais ___________________________________________
jonquilles fleuries la tondeuse fait une fleur en attendant
son cache nez cachant sa chaleur nez à nez avec ses yeux bleus
première chaleur les derniers collants chauds collent à la peau
son short ôté l’empreinte crénelée de l’élastique l’arbre nu sous l’aisselle de sa branche la mousse un dessin à main levée ses deux seins en 3 D à qui le cheveu brun au fond de la baignoire en forme de ?
embouteillage dans la rue un bébé grec fait une crise en Arcadie aussi le berger porte un T-shirt Nike ruines grecques un chat vêtu comme au temps des Achéens boucherie grecque les yeux grands ouverts des agneaux leurs ventres aussi
ses seins naissants hésitant entre petite et jeune fille
sourire épanoui la prendre en photo en mode fleur
seizième année (bissextile !) - maintenant, dit-il, c’est à nous d’être vieux soleil levant l’ombre du vieux toujours jeune de plus en plus d’étés se faire photographier de plus en plus loin
geisha au jardin un éventail argenté au bout du tuyau
buvant la même eau mes lèvres sa langue s’abouchent ou buvant le même air mes lèvres ses lèvres s’abouchent + Rencontre, simplement deux langues imparfaites. + Marcel
dans le train elle sourit à son Smartphone puis à nous vu du train une rangée d’arbres monte vers Paris vitre du train la pluie floute les reflets de nos regards
flottant comme avant dans la mer familière presqu’une mère les deux ouvertes et nues mère et mer face à face
sous la pression ses seins se haussent pour mieux se voir
l’art dans la rue avant l’orage ranger d’abord les peintures à l’eau après l’orage reflété dans les flaques le ciel bleu
première chaleur la chatte perd ses poils bientôt le maillot
printemps sans chaleur des poitrines décolletées mais sans le cœur printemps pourri chair de poule sur la peau pas prête à rien porter
sous le parasol buvant un cocktail avec sa petite ombrelle
premier janvier… quelques cheveux blancs en moins lèvres et joues usées par les baisers premier janvier tôt ce matin tout est possible même le meilleur
souper en plein air les pipistrelles soupent au dessus menu du souper choisir entre étoiles ou lumignon soirée sous les étoiles un sanglier s’invite ton sur ton à la votre! on fête sa guérison chacun pense à soi souper sous les étoiles l’un sous le bélier...
la jeune femme encore plus femme robe d’été Montpellier ses monuments ses musées ses robes d’été robe et vent d’été tout a déjà été inventé robe d’été les bras les jambes le dos en vacances coup de soleil la robe échancrée donne un coup de main belle...
église romane les yeux suivant le silence du tympan au cœur + rien qu’elle et moi ma main dans sa main besoin de rien