Haikus et senryu au fil du temps...
sous le pont le nuage passe sous la barque
à la Défense un SDF plutôt bien sapé au bas du gratte ciel un clochard céleste le SDF sur son carton son gratte sol
corps emmitouflés le froid stimule l'imagination son corps emmitouflé rêver d'un réchauffement plus rapide
tant d'été... son visage a disparu pas sa robe bleue disparu son visage pas sa robe bleue (version courte!)
vent sur la plage si la dame nue avait une robe…
"si ces faits sont faux…" faut signifier à ces messieurs de moins sniffer
y a quoi sous sa robe à pois ? des kigos en trop y a quoi sous sa robe à fruits ? une amande y a quoi sous sa burka ? au bout un corps nu y a quoi sous la presque nue son jardin secret y a quoi sous son air narquois ? sa vision de moi
perchés dans l’arbre les cerises attaquées par mains et par becs laisser aux autres celles aux asticots dans le cerisier rouge l’oiseau au paradis
dans la nuit chaude couper la clim et ouvrir… le rossignol la fenêtre ouverte à son temps qui passe
penchée sur le coffre cherchant une jupe moins courte
le parfum des daphnés des genêts des aisselles chacun s'entêtant contempler l'origine et le monde des odeurs
soleil couchant: des ombres chinoises en forme de vaches (Delphine C.)
dans la vitrine: un monokini sans rien dehors
premier matin contre lui à contre cœur quitter son corps
librairie Sauramps: posant un livre de cul je vois le sien son livre de chevet toujours inachevé
sans vent deux pales de l'éolienne en V
tension artérielle: différente en fonction de l'infirmière épreuve physique: de l'attraction des seins à la chute de rein
resto indien: elle sent déjà le curry à l'hôpital son sourire finit ses phrases tristes
Deux bras deux jambes deux yeux en face des mêmes… L'instant d'un espace
un cri sorti du néant à partager la feuille encore blanche les mots avant l'écrit
petit doigt vers l’horizon : "sont où les z'hirondelles z’ont trop froid?"
après tout toujours aussi belle même avec un
deux langues pour une glace au gingembre… son coût pour excuse
qu’on le désire ce corsage ne le désire pas pas assez de boutons pour ça... bien trop de boutons pour ça…
du crayon au carnet du carnet à l’ordi... le haïku désincarné de l’ordi à la fenêtre les gens dehors passent en 3D