Haikus et senryu au fil du temps...
beaujolais 2013 elle goûte en premier c’est nouveau * beaujolais nouveau la robe rouge de la jeune caviste
tête à tête... devant le m’as-tu vu elle ôte ses lunettes
plage aux oiseaux YYY YY yy YYY Y Y leur écriture reste yy YY X Y yy Y YY Y Y vv à déchiffrer YY y YY vw Y Y YY ^^ YY
maison de retraite ma mère dans son fauteuil seule avec elle
niant en riant de soulever souvent sa robe en courant dans l’escalier c’est encore le vent qu’elle crie
l’auto stoppeur le pouce vers le ciel immense
quelle chaleur ! c’est l’heure des robes à fleur de peau quelle chaleur! "ya que comm’ ça qu’on est bien" dit elle sans rien quelle chaleur on n’ose même pas imaginer la chose quelle chaleur elle en donne deux fois plus vêtue de trois fois rien
belle silhouette... son ombre annonce déjà la couleur soleil rasant... mon ombre se casse sur le mur d’en face soleil couchant... deux ombres amoureuses s’allongent
au chinois mangeant du i cantonais le serveur mangeant les r sur le chemin de St Jacques chantant Forever young à cloche pied dans les cases de la marelle… saut dans le temps
papillonnant pas pressé de perdre ses points le petit paon de nuit
premier froid pour la frileuse (frissons) peut être fait elle un petit feu
dans l’appart plus grand : la chambre d’amour changée en chambre à coucher
La vie est une loterie Où la récompense est la mort Pour le moment rien ne sourit Mais le tirage dure encore
vent mollissant la mer d’Iroise a des airs de Méditerranée la mer et ses yeux : la même couleur délavée que son blue jeans clair de lune son visage illuminé par son smartphone
soleil couchant : retouché par son visage sans Photoshop
Maguelone après le calme sur la mer des tempêtes Maguelone après la bataille avec elle laisse ses traces Maguelone après tout ce qui reste des hommes la saleté