Haikus et senryu au fil du temps...
dans l’église un chant grégorien presque joyeux lui aussi reste le silence dans l’église abandonnée et un lézard
dans la vitrine sur la robe de mariée son reflet
expo-photo de nu ; rester près d'une femme pour son odeur parmi le monde en imaginer l'origine
1 Franc les allumettes... les comptes de ma mère en 43 en captivité sur le cahier de mon père ... un peu de Céline... Lettre retrouvée de mon père à ma mère : " Si nous avons un fils..."
calligraphie : elle dessine le bonheur pour 60 yuans marchander pour un bonheur à 30 yuans à la main le même dessin mille fois… toujours unique
un jeune homme sur la vieille photo… presque mon fils
elle est retournée ! quoi ? l’intimité, c’est la chair de son pareil mêlée
jardin abandonné… les anémones de mon père toujours là de toutes les couleurs pour presque personne maison d'enfance tout a rapetissé… même les rêves
premier pas premier printemps même pas peur
L’immeuble de bureau soutenu par plein de gens… Ah ! Non, des fumeurs Au café sans fumeur L’aigre odeur de sa sueur
voyage en Chine... retour aux sources pour nos habits
au cyprès du voisin on lui coupe le bout… je pense au mien poussés par le Mistral les cyprès se courent après
en pré vision sa veste posée dévoile sa peau
première chaleur pour la dernière fois sentir la leur
L'ombre du chêne détachée de lui Soleil couchant un paon fait la roue au pied du cadran solaire immobile
on a frappé - le vent en personne entre avec elle
goutte à goutte ... le désir distillée dans la soie
pressés dans le bus ses seins étouffés pensant à la mer
vol de flamants seul le regard les suit en revanche mon regard plus loin que la mer voyage la mer non détachée du ciel matin d’hiver
la chambre à coucher n'est pas éteinte… Oh! ~ coucher de soleil ~
elle et sa jupe pas dupes sur l'escalier marche après, marche
les seins des statues malgré leurs évidences n’ont pas convaincu au début vaut mieux s’adresser à ses yeux qu’à ses seins
pleine de belles aventures... Pour toute beauté jamais ne me perdrai mais pour un je ne sais quoi qui s'atteint par aventure. Jean de la Croix
toute la journée la chatte se pose sur lui - acoussinage -
l'a pas sa tête ! s'entêter à se revoir en tête à tête