Haikus et senryu au fil du temps...
gazon d'hiver des robes à fleurs ouvertes au soleil sa robe à fleurs et ses deux boutons printemps précoce
au Tibet bain de sang sur l'écran plasma… tout rouge devant l'écran allumé des regards éteints
Maguelone les sternes naines sont toujours là nouvel été revoir son corps nu au soleil Maguelone; la dame en deux pièces hésite encore la plage nue avec une dame Maguelone
jour d’été… ne rien faire mais bien
Heureuses celles qui pleurent car elles seront consolées...
bissextile pas de bi cette année tranquille
tes petits seins dans ton petit soutif .. juste pour les pointes
chercheurs d’ombre… les boulistes tournent avec le soleil
colchiques dans les prés et dans l'air fredonné fin d'été la tonnelle inutile plus belle qu'au début fin d'été
jour de neige… c'est les prés les arbres et les autos confondus
fin mars enfin une giboulée de mars
le 24 mars 2009: malgré tout le cerisier en fleur
un an de plus les années et les femmes de plus en plus belles bain anniversaire nager en mer au-delà des soixantièmes
Fontaine de Trevi Faire un vœu gratuit autour de Trevi la nuit le chant de l’eau émerge humides les fesses des baigneuses restent de marbre une fille assise au bord sur le marbre des statues veni vidi… les seins nus des statues ne l’ont pas convaincu...
la fillette aux formes de femme… fantasme la femme aux formes de fillette… envie
ouvrant les volets le bruit du jour et l'odeur du lilas pleurs sans tristesse et sans savoir pourquoi… cerisiers en fleurs
sur la photo la jeune fille qui rie toujours c'est elle
premier avril: que des faux poissons pas de vraies abeilles plus d'abeilles: "Je ne mangerai plus de cerises en hiver même en été" Lien
travailler plus ou moins pourquoi pas un jour férié pour les cons
ciel de Mistral… dessiné par les cyprès l’ombre du vent éclaircie la brume et l’ombre se croisent assis au soleil une ombre passe en silence au couchant la ruine se relève dans l'ombre une ombre dans les courants d'air... la misère est dans le vent
bruits mêlés des draps des souffles des peaux… des pages d'un livre les corps fourrés au fond du lit: fini de lire sous le drap au moins deux jambes emmêlées… le lit défait ses cuisses et son livre ouverts
Ô Soleil... Nous fûmes simples et nus dès l’instant que vous vîntes éclaircie... le sein que vous sortîtes avec le soleil
Fête des pères Sa première fête au cimetière
mère et fille l’une bronzée… l’autre de bronze mère et fille l’une courtisée en vain l’autre non l’une en noir total l’autre en noir et blanc mère et fille l’une en robe légère l’autre la soupesant
dans le cimetière une nouvelle venue moins vieille que moi sur une tombe elle vois sa date de naissance