Haikus et senryu au fil du temps...
Plage de Maguelone fortes ou menues dans la même tenue sur la plage la fillette se change en femme
montée d’escalier : elle apparait toute nue de la tête aux pieds
la vieille bastide : l'ouvrant au printemps retrouver l'hiver au froid dans ses murs attendre l'été
Vide alterné Dans le coffre à jouet l'araignée s'ennuie
froid glacial un vieux aide un jeune SDF les SDF déjà unis sur le clavier AZERTY
éclats de son rire celui de ses lèvres celui de ses dents dire le pire dans un rire dans ses éclats des morceaux de rêve
rivaux des visages les seins s'arrangent pour être vus premières moiteurs premières victimes
Volume 03 numéro 1 - Equinoxe de printemps 2009 (Edition numérique et gratuite)
les boutons fermés comtempler le vert des rosiers mode des sushis les moineaux d'ici s'y sont mis aussi montant les marches du Sacré Coeur... un sacré Cul la robe ouverte assise sur l'herbe naturelle train pour Beauvais: une noire aux longues jambes...
ça y est! le coucou est remonté pour la saison (chaque année, de + en + tôt)
semi-marathon: arrivée des derniers à demi morts semi-marathon: les premières auréolées de partout
le printemps fleuri d'un nouveau sourire (Haïcou 3/5/3, le H11 de Marcel ; son livre que je n'ai pas encore lu mais qui donne envie d'en savoir plus long sur les poèmes courts...) aussi: ses deux seins dans la troisième dimension
l'odeur retrouvée des premières asperges… en pissant
les pots trop cuits! le potier (un peu) pompette oublie ses bols à thé désenfournage: un bol à thé ressemblant à aucun autre au fond du four le dernier petit bol sauve la fournée
en ville aucune fleur pour le printemps… des jeunes filles mi mars: leur apparition prend la forme d'un petit culte (Les kigos sont des mots, des signes (implicites ou explicites) indiquant les saisons.
chemin en zigzag horizons au choix Quand tu prendras le chemin de Saint Jacques souhaite que la route soit longue... chemin flou dans le soleil de midi les marcheurs flottent
le bar désert regarder les jambes nues du tabouret
seize heures en fin l'heure de sa mort vingt heures la famille se recompose dans la pièce de vie
ému aux larmes par les yeux de la jeune Rom: ça vaut une pièce
sept heures moins deux : le réveil se réveille avant moi
à la manif des gens connaissent très bien la ministre des chercheuses ont trouvé une bouc émissaire
dans le cimetière le vent tombe… après les cyprès
le chemin venant tout droit de l’horizon… y retournons si flou si loin pour y penser il faut marcher longtemps « Je ne suis pas » dit le chemin, « je te suis pourtant » dit-il...
le lieu d’oser un haïku pour elle … terrasse en hiver : face au soleil ses yeux bridés pour elle le temps de le vivre
25 décembre : des sapins de Noël tout nus dans la rue