Haikus et senryu au fil du temps...
nouveau (à Montpellier) une boutique japonaise avec un jap’ des tas de trucs sans Sabi et sans Wabi juste l’accent ce japonais ne connait pas trop le haïku… moi non plus il aime la culture française moi aussi acheté un tout petit carnet pour rien…
plage naturiste un camel toe sans maillot plus vrai car nature sur le sable entre ses deux gros orteils son petit tout
nuit d’été la lampe éteinte répand du noir nuit d’été ses seins blancs doucement gomment la nuit nuit d’été écouter le silence des grillons j’ai connu ce jardin quand il était jeune… le grillon aussi
de ma fenêtre l’ombre d'un l’oiseau et son chant le chant de l’oiseau subtilement divers matin d’été
savourant la vie sous la terrasse chauffée en pensant aux Verts sous le rayonnant au gaz elle met son pull au vert
le bruit anonyme de la ville… demain la montagne
sur le chemin de l’école… col de Robion un jour que tu chantes…
fin octobre : un papillon tout neuf juste avant la fin
plage en relief vision de seins sans voiles à perte de vue
le chant des cigales différent après l'amour
une envie démê- ler secrets et mensonges de son histoire
plage de Maguelone l’origine du monde dans le soleil fin de l’été fin du monde
Grasse matinée. Dehors, je sais qu'il fait chaud... Les cigales!
aurore... juste avant la chaleur la lumière
du Nord l’autoroute sous la pluie... l’horizon illuminé au Sud ~~~~ Dans le métro l’accordéon joue "la foule" au milieu d’elle dans le métro la fille au téléphone nous parle d’amour dans la foule du métro trop de mots refoulés
son dernier plaisir : voir passer les jolies dames… pas le temps parti de rien vers on ne sait où… revenu
matin d’été j’aperçois dans sa terre mon père perdu trente ans après un seul visage au fond de son puit vigne de mon père une rangée de vieux ceps vert tendre
prisonnier de la nuit lié à elle jusqu'à l'aube en pleine nuit le cri de la chouette en pleine ville
… on veut juste un peu de soleil dans nos nuits… c'est pas la lune (lui veut juste un peu de lune dans son café… c'est pas la mousse) … une heure en plus de soleil... en plus d'une heure en plus… de moins
nuit à Ganzhou : quitter la queue de pie pour l'air lancinant dans le hall de l'hôtel un piano à queue dans la nuit dehors un violon à deux cordes* (*erhu) la froideur des serveurs de l'hôtel de luxe la chaleur des vendeurs du marché aux puces
presser le bouton… sentir le premier la nouvelle lavande
sur la toile les fils se tendent : un papillon
massacre au Kenia dans l'écran plasma même pas mal dans l'écran allumé un regard éteint
printemps précoce ~ les premiers nombrils sortis à peine entr’ouverts
des rires sur la photo floue le bonheur a bougé