Haikus et senryu au fil du temps...
aube de juin odeur de foin coupé chemin fumant chemin flou... dans le soleil de midi les marcheurs flottent virage devant tant d’êtres vivants derrière pas de sexe sur le chemin… mais des regards oh! des regards
sur le fil slips et soutiens gorge deux par deux des dessous dépareillés des désirs presque pareils sur le fil des dessous mouillés... gorge sèche découvert sous les dessous des illusions sans dessous dessus sens dessus dessous
nous n'aurons plus de raquettes quand nous serons légers
croire en l'amour qui ne se croit pas immortel il n'y a d'éternité que celle des amants dans l'instant Laissez nous vieillir avec notre soif d'amour jamais rassasiée
pub in London deux bières pour baragouiner in british déjà parler anglais avant japonais terrasse à Venise regarder la vie traverser à travers deux verres après deux verres inverser les rêves avec la vie
an ben granada al mens que siam pas maï sieguem pas mens
Notre histoire sera la tienne Un jour mais ce n’est pas demain Il faudra bien que la nuit vienne Je partirai sur le chemin Séparant ma vie de la tienne Heureux d’avoir tenu ta main Content que tu t’en souviennes Je t’aimais plus que les chemins
soir de fête un slip de couleur… noir
du haut du Saint Clair presque rien n'a changé peut être la mer La lumière incompréhensible Des couleurs mêlées à la mer
dans le métro des frisotis inconnus sous mes lèvres à l'enterrement il nous aurait fait rire il n'est pas là rue de Bucy devant la lingerie fine l'odeur de pisse la chanson d'amour du clochard dans le métro son odeur
allée Marcel Proust (Paris) les feuilles du vieux ginkgo toujours jeunes il a vu le petit Marcel avant ses feuillets
Merci de nous avoir fait voyager...
au café Indiana la serveuse blonde allume les bougies à l'Indiana Bastille toutes les serveuses blondes en terrasse les serveuses en noir dans le soir plus blondes après deux blondes début de l'"Happy hours" place rouge une blonde amoureuse d'un moji...
sol sanglant des fleurs de soie en souvenir d'eux
le thé Oolong dans le céladon reflets de jade
son histoire un peu triste son sourire métro de Londres d'autres regards vides ici mêmes yeux las
soleil couchant l'impression d'être Monet un monde flottant entre soleil levant et couchant
Tate modern dégusté deux cappuccinos et un Rothko un Rothko enfermé s'évade un instant avec moi Tate modern deux jolies brunes devant un Picasso croisé sur l'escalator un parfum de fraise le vent sous sa robe la vue
thé du matin clair entre rêve et réalité premier thé ôtant la timidité l'humidité
tous deux dans le bois un morceau de lui s’accorde avec elle
lactaire en herbe juste avant de perdre son pied ta couleur t'honore et te fais voyager pour vivre vieux vivons caché
sous le sorbier ni sorbes à sucer cette année ni succédanée Le sorbier sans sorbes Le ciel bleu s'en balance Année à sorbes (2007)
plus de marrons juste un demi rond…
chaque nœud recouvert d'une gaine en dentelle: la prêle
l'amour naturel… le faire comme avant sans rien