Haikus et senryu au fil du temps...
pins parasol : alignant leurs ombres ils sont légions Via Appia: trouvé une vieille pièce de dix lires pin parasol tête en l’air sentir ses pieds collés au sol
Campo di Fiori La vie presqu’aussi légère que la mousse
jaune et jolie la fleur annuelle sur le toit bimillénaire ville nature éternelle couronnant le panthéon des fleurs des champs
ronds dans l’eau... l’empreinte des rameurs à chaque ploc O _ O _ O _ O _ flic flac flic flac flaques après flaques la lune floue flic O _ O _ O _ O _ O _ O_ O
chapelle obscure ouvrant la porte oh ! un rai de soleil vieille chapelle sur la fresque effacée un tag tout frais chapelle perdue au sol les perles offertes par les moutons
sans parole le chant du rouge queue c’est tout
après la pluie... une goutte s’attarde pour le plaisir
devant les deux penser à celles de Ryokan d ans le vent " cueillant des kakis mes couilles tressaillent vent d’automne " Ryokan
hou ! ça pique au bout une boulette rouge sang
Rivesaltes ambré hors d'âge.
bassin aux lotus les carpes font des bulles… envie de pisser jardin aux lotus... motus et bouches cousues pour les amoureux
seul sur la plage son sexe à l’air résigné Brume de septembre Deux silhouettes sur le sable asexuées petit vent frais le naturiste enfile un textile
une vie remplie de mille détails mille instants... plus un
Précision: comme tout bon photo-poème, le tercet sur la couverture est rajouté!
être ou pas… on se côtoie sans se connaître
hameau perdu les fleurs sauvages ont gagné sur les civilisées
la vie l’amour avait des ailles... amoureuse de son doigt
paille qui roule… les tiges droites du blé roulées en balles nuit sado-mistral le cyprès fouette la lune cadran solaire... retrouver le temps perdu après les nuages cyprès après cyprès le craquettement des cigales croit et décroit
soudain l’odeur de la voie lactée: la menthe écrasée * Couscous royal. Du ciel tombe le thé à la menthe. * Marcel
robe d’été: gloire à qui l’a inventée ! l’été était né
l’été ça mousse ! ses jeunes fruits en forme de pamplemousse
remontant le temps sa tresse descendait jusqu’aux reins sans la voir elle la tressait sans nous voir dans ce temps sa natte danse pour toujours
Un nouveau monde Flottant dans l’œil de Christophe Colombe
(ophrys apifera) Photo: Cathy C.
les pinceaux mouillés plus un poil de sec pour l’expo d’aquarelle