Haikus et senryu au fil du temps...
après St Valentin un tout petit bouquet du jardin
____surlacordeàlinge/lafourminoireprendsontemps/etlemien_______ les soutifs sur le fil... obstacles des fourmis et des hommes si nature la corde à linge rit aux dessous le vent soulevant ses sous vêtements
le tour de l’ile dans le sens inverse du temps l'ile du silence (Orta) attendre pour l'entendre un certain temps cherchant ma voie suivre au bonheur la chance sa ligne de hanche
- " Petit scorpion noir de Provence, espèce protégée" dit-elle.
Quand les hirondelles volent bas, les arbres se prennent pour des nuages
que des cheveux blancs au bord du lac Majeur pas de mineurs
sous le pommier je ne dis rien que ça en bout de branche rendant le ciel plus bleu la pomme rouge sur la toile nue les pommes rougissent sous le pinceau
remontant le Riou on n'a pas revu la vipère à collier
chapelle oubliée l’ombre et la lumière se croisent
ben moi aussi au début de l’été j’ai été beau
après elle ferme les yeux sous les caresses
bouquet oublié ses fleurs sont fanées pas son ombre
neuf heures (à l’heure du soleil) l’araignée allume sa toile au fond du vallon on éteint la lumière électrique matin d’été toutes les ombres se lèvent en même temps Les tournesols tournent le dos aux pylônes
Lien
presque jamais l’apollon ne se pose sauf pour mourir
après l’orage la rangée d’orangers toute dérangée après la pluie sur le fil emperlé un oiseau ah ! il s’envole adieu les perles fin de l’orage les moineaux jouent dans les cieux reflétés des flaques
loir lorgnant les prunes et les raisins il va prendre cher sans confession on lui donne le Bon Dieu mais pas tous les raisins
dans son ruisseau la grenouille fait la vie et le beau temps tenue d’été le ruisseau s’habille couleur grenouille pour ta défense crois plus en ta beauté qu’au mimétisme + accablée par les hommes elle respire à peine la grenouille de Basho + Marcel
toute mouillée, il sèche la rosée de ses dentelles entre deux pinces toute émoustillée de revoir son prince marre des ronds l’araignée tourne carrément en cinémascope en dentelles étendue sous la corde à linge j’en pince
l’araignée à rosée elle capture à son lever le soleil
parfumerie le tilleul n’est plus en rayon place au jasmin nuit d’été le parfum d’après l’amour du jasmin la dame au jasmin l’odeur mâle et femelle d’elle ou de lui matin d’été le parfum du jasmin déjà amoureux
eau de vie à deux la tête tournée par une plus vieille que moi
sous le tilleul bercé par le bourdonnement des ouvrières sieste sous le tilleul le travail des abeilles comme un reproche .................... nuit d’été l’odeur du tilleul inonde la voie lactée
heureux celui qui se contente d’une fleur le ciel n’est pas loin heureux comme un scarabée dans le calice d’un lys
un lézard bizarre soit flémard soit fuyard mon sosie en zig zag