Haikus et senryu au fil du temps...
matin de mai aujourd’hui tout est beau et neuf même moi
chez l'abricotier: le bleu le blanc le bourdon rabibochés les abeilles dans le blanc de l'abricotier... embrassades l’abricotier tout barbouillé de blanc butin pour elles la vie est belle... l'abeille est bien là à bécoter l'abricotier
Le beau chemin Le cher chemin Inoubliable ami Promesse immense
premier matin de l'an l’insouciance des êtres leur tient lieu d’espérance Etre jeune c'est ignorer de quoi demain sera fait.
(après le deuil) pas pleurer plutôt penser à rire à faire l’amour comme on l’a toujours fait on ne sait pas vivre autrement
soir d’automne des jeunes refont le monde en plus beau
des ombres effacent la mienne... mais au milieu coule une lumière
plage en avril de sa petite culotte on voit la marque
vent pour Pâques les pétales ressuscités en pâquerettes
partage au fil du temps l’araignée le soleil nous ...
le vide ou la vie qu’y a-t-il derrière la porte du ciel
soleil de Rome: on ne replie jamais les pins parasols
jour bleu________ _______et si en plus on est amoureux
même aveugle je la reconnaîtrais : son parfum * au musée Guimet juste avant sa fermeture oh ! la pivoine * "Le pinceau chargé de pensées printanières Rêve d’éclore en fleurs au point du jour." Chu Ta (1626-1705)
la rosière rit derrière la roselière… désir dans la rizière
Un inédit du pauvre Cabu.
Musée Cernuschi Les grues peintes et prêtes pour le retour Peintre japonais ( Sakai Hōitsu) Ses oiseaux et ses fleurs plus fort que la mort Vent d'automne le paravent japonais déjà au printemps
deux chevaux s’aiment l’un d’entre nous les envie d’aimer ici ailleurs l’herbe est plus tendre certains y pensent la nuit
face à face tous les trois rougissants quand l’un s’efface se coucher après lui avec elle
le chemin venant tout droit de l’horizon… y retournant
chemin de Saint Jacques chacun dit coquelicot dans sa langue t’es beau comment le dire au coquelicot
Sans Valentin elle se contente d’elle même
ivresse des ruisseaux on se baigne dans ses vasques jusqu’à plus soif