Haikus et senryu au fil du temps...
Par André
Triste animal post coïtum
variante : omne animal triste post coïtum,
praeter gallum multierenque.
(Tout être vivant est triste après le coït,
excepté le coq et la femme.)
Outre que cela reste à vérifier pour l’une des deux exceptions,
ces maximes latines postulaient déjà que l’inspiration des œuvres érotiques et des poèmes en particulier serait plus liée à l’envie, au manque et à la frustration qu’à la satisfaction ou à la béatitude.
(« les chants désespérés sont les chants les plus beaux » !)
Un petit texte de ce cher Mauriac (l’écrivain catholique !)
en réflexion :
"L’érotisme en littérature est un chemin mort. Je nie qu’il soit la source d’un seul poème, d’un seul vers ; la satiété de « l’animal triste » n’a jamais inspiré personne, voilà le vrai, et les purs érotiques ne sont presque jamais capable de jalousie, qui est la passion génératrice du drame et donc de la littérature…
Mon hostilité à la littérature érotique tient en ceci : je redoute de céder, si peu que ce soit, à la connivence avec ce que pourtant je déteste. Non que je me sente meilleur que l’auteur, ou plus pur. C’est l’érotisme des autres que nous détestons.
Chacun à le sien, qu’il a ou non dominé.
Les saints on transcendé le leur. "
Néanmoins…
ma main sur le sien
le mien dans sa main
besoin de rien
révélant le blanc
et la noblesse du coton
sa culotte
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