Haikus et senryu au fil du temps...
Ben oui, à trop se
répandre on finit par se noyer dans le trop plein… 1000 articles et bien plus (trop !) de tercets… Est-ce bien raisonnable ‽
Tant qu’on est dans dans la vie de ce blog: une soixantaine de visites/ jour (moitié Google moitié liens directs) pour près de
100 000 visites depuis le début du blog en 2006... Tout ça pour des vermisseaux!
Puisqu’on écrit
aussi quand même pour être lu, merci à celles (et à ceux !) qui y sont passées, passent et passeront.
Je regarde très rarement les archives qui me semblent un amas impénétrable mais il m’arrive parfois de ressortir un vieil article en le modifiant si mon regard sur le sujet a changé.
Symboliquement je republie ci après le premier poème lié à internet (avant les haïkus!), le plus ancien haïku que j’ai gardé ainsi que le plus récent et le premier article du
blog qui faisait déjà référence à la difficulté de communication entre les êtres ; pas sûr que les nouveaux réseaux virtuels qui ont explosés depuis aient profondément modifié les
relations (les amis !!)
Heureusement il n’y a pas qu’internet dans la vie… c’est juste une pseudo vie parallèle qui suit de loin la vraie avec parfois (comme dans les espaces de Lobatchevski) des paralléles qui se
rencontrent...
Dans la lumière
mon souffle la rend folle…
Pfff ! Poussière
(15/11/2010)
Croisement...
On ne voit que notre reflet.
On se croise dans la vie mais toujours
trop tôt ou trop tard, parallèles dans le temps,
croix dans l'espace,
des morts ignorant les vivants...
(07/2006)
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Enterrement de mon père
Un inconnu sur la route
lève son chapeau
(~2001)
Pseudo femme
(~2000)
Flot de langage
chargé
De coïncidence impossible
De l’écrit a émergé
L’exigence inaccessible
...
Chère muse internaute
Nous avons imaginé
Ce fût peut-être une faute
De pouvoir nous incarner
Jadis on pouvait se dire
Des vers sans jamais fauter
On aboutissait au pire
Aux ceintures de chasteté
Aujourd’hui tout se mélange
Un écran traduit la vie
La femme en pseudo se change
Mais pourtant la même envie
Tu écris je te découvre
Et tu te dénudes ainsi
Je perçois ta peau qui prouve
Que tu es humaine aussi
A force de tant surfer
Je te trouve si légère
A force de tant rêver
Nous avons quittés la terre
Nos envois sont des envies
Des soupirs et je suppose
Que ton visage rosit
Devant les mots que tu oses
Dans ma tête se mélangent
Des corps déjà dénudés
Des femmes à figure d’ange
Que j’ose enfin aborder
Malgré le temps et l’espace
Le désir nous brûle mais
Sans jamais laisser de traces
Nous resterons affamés
Tant de rêves passent ailleurs
Même heureux on imagine
Un autre monde meilleur
Un éclair dans la routine
Nous ne l’atteindrons jamais
Ou si tard qu’il faut bien vivre
Une vie à fantasmer
Au delà des marches à suivre
Comme pour l’amour humain
Donnes-tu autant de fièvre
J’ôte du clavier ta main
Pour la porter à mes lèvres
André