Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher

1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 18:13

 En voyant tous ces groupes de touristes dociles et compacts, encadrés et gardés par des guides, on imagine qu’il y a 50 ans, ces même guides, souvent gars du pays, auraient été des bergers. 
Il n’y a presque plus de moutons et de plus en plus de touristes. Ils mènent donc leur troupeau humain avec la même passion*. A la prochaine génération, ils transmettront à leurs enfants, non pas la connaissance et l’amour des bêtes, mais celles des touristes... Le métier demande à peu prés les mêmes qualités… les troupeaux sont aussi très semblables : choisir un meneur ou une meneuse, les autres suivent ; bien surveiller les petits, on est responsable… On s’attache bien-sûr, mais à la fin il faut s’en séparer… 
Tout ça ne dure que l’été, comme les transhumances. 
Certains bergers, ce sont les derniers, alternent encore les deux activités… 
ils ont du mal à lâcher les grands espaces les chèvres et les brebis… 
mais les touristes sont si bêêêêêles.

   *Foucault appelait ça: "la relation pastorale"
qui peut se transposer à bien d'autres structures organisées...

Repost 0
Published by André - dans Provence
commenter cet article
31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 18:32

Dans mon rêve
je m’endors dans ses bras
en rêvant


Vue de dos on dirait une japonaise.
Sur ce chemin tourbillonnant, mon cou aussi se bride, mes bras toujours se balancent avec une étonnante régularité d’avant en arrière, le pouce devant, l’auriculaire derrière, très loin derrière, pendant que le haut de ses cuisses épousent la cadence de mes mains. Hier soir, elle sautillait presque nue au milieu de la belle nuit. Ses seins n’étaient pas blancs mais comme éclairés de l’intérieur. On aurait dit des lucioles. Sa bouche silencieuse gigotait entre nous. Ce matin je cours après elle en essayant de ne pas la rattraper. Tout est là pourtant, le tissu qui balance, le nylon humide, la peau brillante et les courbes qui s’élancent dans un murmure confus et une solitude immense entre l’expression du désir éternel et l’espoir fragile du plaisir. Une voix ondule et fait lever ses bras, ah ! ses bras ! Une mélodie la caresse en équilibre. Elle est si belle avec ses mains posées sur le ciel. Moi, en bas, j’ai une sorte de chicungugna orphelin de mère, le B je crois, celui qui rend hyper lucide, qui rend fou quoi. Suspendue au ciel elle me fascine et me fait signe. Je la prends en photo, plusieurs fois. Le jour se lève, il faut qu’elle remaquille sa nuit, elle a un petit pli sur son sourire. Le bout de sa lèvre a un goût précis de dentifrice. Calme et vierge, jonglant avec d’autres nuages elle monte dans le ciel et disparaît un peu, puis beaucoup. Dans ces conditions je n’essaie même plus de la suivre. Une autre fois peut-être, quand je serais plus jeune. Je me réveille et me rendort ou l’inverse en pensant que cette nuit ma barbe va encore pousser, des poils nouveaux qui n’auront pas connus les siens.
Après j’ai encore rêvé du Fuji-yama…
  
 

 

Au petit jour
quelques tâches blanches
bien réelles

 

 

 

 

Repost 0
Published by André - dans Haïbun
commenter cet article
30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 20:17

 ça nous fait pas jeune...


Repost 0
Published by André - dans Musique Vidéo
commenter cet article
30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 17:32

Son chien
lape sur la tombe
l’eau tombée là 

   

 

   

au cimetière
les pieds dans la terre
du bon coté

   

 

   

sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

  

 

   

pluie d’été
sous l’imper transparent
la chemise hawaïenne

  

 

   

entre les tuiles
traversant les particules
un trait sort du trou

   

 

 

 concert en plein air 
 
sur les visages et les partitions       
un courant passe  


     

dans la rosée du matin
et la lumière d’août
 je suis été

   

 

   

sur la toile nue
les pommes rougissent 
sous son pinceau

 

 

 touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC

  

marché de Provence
tous ses corps de femmes fraîches
tous ces parfums

    

 

 

 

 banc d’hiver
son visage au soleil
pâle
 

  

réalisant

ses cheveux grisonnants

en relisant l’offre 

Sur le Senryû
 Karaï Senryû (1718-1790) est le créateur de ce genre poétique 
(littéralement Senryû signifie : saule de la rivière).
    Le senryû est teinté d'humour et était au début utilisé
à des fins satiriques.
      Le Senryû est plus subversif que le Haiku, il peut dénoncer nos travers, notre société, les institutions...  
En fait, le Senryû ne respecte rien ni personne...
et surtout pas des règles... un rebelle quoi!

 

Repost 0
Published by André - dans haiku-senryu
commenter cet article
30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 17:27

les fleurs du lilas
de plus en plus claire
pluie de printemps



dans le ciel gris   
entre les deux ruines   
un iris bleu

 

 

bronze fluide
filant en en zigzag
lézard ?

 

 

la pluie
et les poules picorent
les flaques

  

 

matin glacial
reflet sur le lac
immobile


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre

  

 

Chutes mortelles
La table tombe de la tonnelle
aux tons d’automne

 

 

Repost 0
Published by André - dans haiku-senryu
commenter cet article
29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 14:14

 

 

 

Repost 0
Published by André - dans Musique Vidéo
commenter cet article
29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 09:56

 

 sur sa deux chevaux
les portes s’ouvrent vers l’avant
vers le V


zig zag bleu vert
zébrant le gazon blond
le lézard

  

à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


ma bouche joueuse
suçote sous la douche
la mousse de sa joue

 

ah ! un cha cha cha
chacun cherche sa chacune

c’est chaud pour le choix

 

 

olé olé
les siens sont tout
auréolés

     

 

__ 

niant
en  riant

de soulever
souvent  sa  robe
en courant dans l’escalier
c’est encore le vent  qu’elle crie

_______________________________

  

 

 
Repost 0
Published by André - dans haiku-senryu
commenter cet article
27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 17:11

Je vis à nouveau
Car vivre c’est voir
Sortant du tableau
Le regard de braise
De la dame en noir
Bordée d’un halo
De bleu manganèse
Le flou du pastel
Fait vibrer la toile
De son corps partiel
Que le vide voile
On sent affleurer
L’ardeur d’une flamme
Cet air éclairé
De certaines femmes
Tout se passe ailleurs
Comme un iceberg
Le corps en couleur
A jamais couvert

(Pastel de Mary Cassatt- 1844/1926)

Repost 0
26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 14:38


J'ai commis qques haïkus dans ce délicieux petit ouvrage ...




Repost 0
Published by André - dans haiku-senryu
commenter cet article
25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 13:36




Kevin Llewellin


Repost 0