Quantcast

sur l'amour

Jeudi 14 février 2013 4 14 /02 /Fév /2013 09:05

 

Aimer pour aimer, pour rien, presque pour de bon, juste pour le plaisir de retrouver la douleur et la douceur du premier amour…

 

je me souviens
de l’odeur de ses cheveux
après le bain
 

Songe d’été 
Le visage d’une fille 
dans la nuit d’Aout

pastilles

 

petite mort
ce matin elle pardonne
à l’assassin

 *

 l'amour qu'est ce ?
ce qui se passe entre deux
amoureux


 

Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 17:11

 

 «  L’amour c’est beaucoup plus que l’amour. Il y entre toujours autre chose, l’esprit après les sens, et puis l’âge, la douleur…

Qu’est-ce que l’amour ? Presque rien… un rien de plus vivant dans une femme… un air de surprise… une joie dans les yeux que l’on discerne à peine, mais qui sont inimitables.

Ce n’est pas le premier amour qui compte, ni le second ni le dernier. C’est celui qui a mêlé deux destinées dans la vie commune.

… la division d’un couple mal composé n’est pas toujours plus affreuse que la subtile amertume de l’amour heureux.

Si les êtres étaient parfaits, on ne s’apercevrait guère de l’amour.

Un gave problème serait de savoir si on a le droit de sacrifier le bonheur d’un être afin d’assurer le sien, et d’établir son propre repos sur des ruines ; »

Jacques Chardonne (L’amour c’est beaucoup plus que l’amour – Albin Michel)

 


Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 18:42

 

Nuit d’été
Les jeunes amoureux s’embrassent
sans savoir


Vieux sage
C’est si facile d’être sage
quand on est vieux


L’ignorance
trompe la tristesse
le savoir l’amplifie


On ne sait jamais
♪♫♪♫
Même si l'on aime
sait on aimer

Si l’on sait aimer
c’est qu’on s’est aimé
... 

 

 


 

Pour répondre à Marcel sur la chanson : « On ne sait jamais… » : ce n’est pas du Schubert, c’est Aznavour !

J’ai une grande tendresse pour les poésies et les chansons dites « populaires » : c’est un exercice où l’on ne peut pas tricher.

Borges, dans une superbe entrevue disait (de mémoire) :

«  La poésie dite mineure, comme il y a la poésie lyrique, dramatique, symboliste… est peut être la plus difficile car si un poème mineur n’est pas réussi cela se voit tout de suite et il n’y a rien à faire ; si l’on écrit une épopée, on peut se rattraper, alors que si l’on écrit 4 lignes (3 ! c’est moi qui rajoute !) de poésie mineure, c’est comme si l’on faisait un calembour : il est bon ou il n’existe pas !
Le genre mineur exige la perfection. »

 

On ne sait jamais
Comment l'amour vient aux amants
Comment il
fait ou il s'y prend
Pour nous tenir dans ses filets
Mais tout à coup, c'est merveilleux
Il y a des larmes plein nos joies
Des caresses au bout de nos doigts
Et des rêves au fond de nos yeux
On
ne sait jamais
Mais pourquoi chercher à savoir
Nul n'a jamais eu ce pouvoir
On oublie tout quand l'amour naît
Plus rien ne peut nous retenir
Et fou d'amour et de désir
On se dit Tant pis
Si l'on
ne sait jamais

... 

Aznavour (1956)
 

http://www.youtube.com/watch?v=gpubA9aIZSI

 


Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:05

Je crois que la répétition consciente augmente la voilure de l’être comme elle augmente la force des mots dans les invocations. Une femme à laquelle on est retourné dix mille fois prend des dimensions plus mystérieuses que le mystère d’un con qu’on n’a pas pénétré.

Nicolas Bouvier (lettre à Thierry Vernet)

 

 

 


Ne dites jamais à une femme que vous êtes indigne d’elle : faites lui en la surprise.

Bernard Shaw

 

 

 

 

Si grand talent qu'ait un homme, ce talent perd quelque chose le jour qu'il perd la faculté amoureuse. Léautaud

Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 10:40

croire en l'amour
qui ne se croit pas immortel


il n'y a d'éternité que celle

des amants dans l'instant


assise9_1_.gif


Laissez nous vieillir
avec notre soif d'amour
jamais rassasiée



 

Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 17:06

Quelques extraits de "Vie secrète" de Pascal Quignard:

 

Tout amour véritable est habité par quelque chose de plus ancien que l'époque où il surgit.

… la voix est plus sexuée que le langage qu'elle porte, qui ne l'est guère. Même, la voix est plus sexuée que le regard…

Il n'est pas sûr que ceux qui s'aiment se voit vraiment.

L'amour est d'abord une douleur à quelque âge que ce soit… parce que ce que les hommes reconnaissent comme amour est une deuxième fois.

"Ce que je ne montre pas je te le montrerai." Circé

…Ce voyage ensemble, c'est le co-itinéraire, le coït.

L'amour se définit par le sacrifice de sa pudeur. La dénudation déclenche la déprivation.

Qui ne tombe jamais hors de soi ne connait pas l'amour.

L'amour est un adieu au monde.

Il n'y a rien de plus beau au monde que deux amoureux.
Et il n'y a rien de plus dédaigneux du monde.

La vie de chacun d'entre nous n'est pas une tentative d'aimer. Elle est l'unique essai.


 

 

Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 18:32

Mieux vaut se perdre dans sa passion que de la perdre. St Augustin

Gardons nous des vieux sages (des jeunes aussi d'ailleurs!)… vive les passions folles, bien réelles et irraisonnées…
sérénité = sénilité…
attendons qu'il soit trop tard pour être sage ou mort …

 

La force des sages n'est que l'art de cacher leur passion ou pire leur absence de passion.

 

la sérénité…
son cancer de la prostate
un premier pas

 


Quand l'amant montre la lune
l'amante regarde son doigt


Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 10:58

Le prétexte à ces petits textes (de Lawrence) est la lecture du "Quatuor d'Alexandrie", superbe et inoubliable livre de Durrell.  Comme toujours, le dénominateur commun de ces extraits, qui peuvent être lus comme des pensées ou des aphorismes, est essentiellement l'amour… what else?  (Bien sûr, tout cela doit être replacé dans le contexte du roman…)



" Les amoureux ne peuvent rien trouver à dire qui n'est déjà été dit et tu un million de fois. Les baisers furent inventés pour traduire en blessures ces mille riens.

Nous nous servons des autres comme si c'était des haches pour abattre ceux que nous aimons réellement. 

Les esprits écartelés par le sexe ne trouveront la paix que lorsque la vieillesse et l'impuissance les persuaderont que le silence et la quiétude n'ont rien d'hostile.

Par le mariage on légitime le désespoir.

Chaque baiser est une victoire sur la répulsion.

Humilité! Le dernier piège qui guette l'égo dans sa quête de la vérité absolue.

Si les choses étaient toujours ce qu'elles paraissent, comme l'imagination de l'homme s'en trouverait appauvrie.

La chose la plus dangereuse au monde est un amour fondé sur la pitié.

Une des lois de l'amour veut que la personne soit disant "idoine" vienne toujours trop tôt ou trop tard.

… très peu de gens comprennent que la sexualité est un acte psychique, et non physique.
L'amour unit, puis sépare. Sinon comment pourrions nous croître.

La jeunesse est l'âge des désespoirs.

On écrit pour se refaire une innocence perdue.

Je n'écris pas pour ceux qui ne se sont jamais posés cette question: Où commence la vie réelle.

Ce monde représente la promesse d'un bonheur unique et nous ne disposons d'aucun moyen pour le saisir.

Elle avançait avec un ravissement total, fascinée par l'image plutôt que par la réalité.

On n'apprend rien de ceux qui répondent à l'amour qu'on leur porte.

L'amour par nature n'admet nulle honnêteté.

Les plus belles lettres d'amour d'une femme sont toujours celles qu'elle écrit à l'homme qu'elle trompe.

Il est triste que le brillant plumage de cet été ne puisse être ressaisi –car nos vieux jours n'auront que ces quelques souvenirs sur quoi fonder leur nostalgique bonheur.

La logique de l'amour semble parfaite à celui qui est prêt à mourir pour lui.

L'amour le plus riche est celui qui s'en remet à l'arbitrage du temps.

Si l'on est amoureux d'un de ces habitants, une ville contient tout l'univers.

Ris jusqu'aux larmes, pleure jusqu'au fou rire.

Tout comprendre c'est tout souffrir."



Par André - Publié dans : sur l'amour - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Rechercher

W3C

  • Flux RSS des articles

 

 

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés