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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 21:22

Compilation...

 

      Féria de Nîmes
Tout le monde est joyeux
Sauf un

 

terrible clameur 
venant de l’arène :
deux êtres ont peur
 

Ca sent la peur 
le sang la merde la mort
Sortie des taureaux   


corrida...
les artistes attendus
à la sortie
P1050597s
morceaux de bravoure
l’un des deux braves
finit en steak

devant l'arène

odeur de pastis
et de merde 

sortant des arènes

une fille en pleurs
son mec derrière



deux euros le verre:

l'ivresse modérée
des mojitos pression

foulard rouge
pantalon bleu et string blanc
féria nationale.

Sangria à gogo
On est aussi bourrés
mais pas comme eux

mi-féria

les pas encore bourrés
au milieu des déjà

 

Danse et musique à fond…
j’ai encore oublié
pourquoi je bois

 

petit catogan
petit cul moulé
une vraie torero

moiteurs du soir
slip robe et peau scotchés
par la sueur 
 
le vomi
les gens l’évitent
en principe

la robe mouillée
de la danseuse pompette
gazon humide

vomi frais
             les moineaux picorent (picolent!?)
c’est leur Féria


elle est gonflée mais
faut les faire voir
c'est la féria
 


très belle
une jeune
  femme
avec un gros nez
 

 
l'hirondelle en haut
le taureau en bas
tout en noir
 

 

fin de féria
deux filles en rouge crient :
"c'est où qu'on pissent"


assise5_2_.gif

 


une nuit pareille
ces épaules et ces bras nus
Ô ! Jeunes filles


              Que la jeunesse est belle  
Dire…              
    Qu’on l'était aussi .

 


 

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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