Mercredi 18 avril 2007

premiers lilas
la même odeur
le même nez 


dans la nuit
l’odeur du lilas 
 
invisible


sur le lilas fané
un hanneton abimé
60 printemps


 odeur du lilas
une moto pétarade
au même instant

 
je n’écoute plus
son cours de botanique
odeur du lilas



Vent du soir
Sentirait-on sans lui
le lilas

 

par André publié dans : sur le haïku
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Commentaires

Eh oui les lilas sont partout :des blancs ,des mauves ,des violets .J'étais en train de réflèchir sur les sens et le haïku .Ici j'en vois trois concernés :la vue ,l'ouïe,l'odorat Pour les deux derniers ,c'est plus difficile .Goûter au lilas? toucher le lilasJe vous laisse y penser. Dois-je dire Bon anniversaire ?


Martine

commentaire n° : 1 posté par : hautot martine (site web) le: 19/04/2007 14:13:13
Merci Martine, mais comme bien des choses, c'est déjà passé...
réponse de : André (site web) le: 19/04/2007 20:20:32
lilas aussi
les fleurs sur sa robe
suivre les contours
commentaire n° : 2 posté par : @ le: 19/04/2007 19:41:56

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Texte libre

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est être heureux
  

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