
j'ai pour frontière
dans les airs la terre et les mers
mon corps et ma vie
ta terre est l’exil
la notre une gare
fermez les portières
mémoire de mon pays
si je perds mes racines
je suis un désert
mon pays de lumière
mort
j'irai te chercher
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En réponse un haïku d'Israël I Balan :
frontière
les mêmes oiseaux
des deux côtés.