On n’écrit pas des haïkus pour écrire mais pour se relier à un instant vécu, éphémère. J’évite de trop transformer le premier jet, de l'arranger pour qu'il fasse plus haïku (le naturel artificiel !). C’est bon ou pas, mais quand c’est bon c’est presque toujours la première vision, la première étincelle ! Le coeur avant la pensée.
(Je mets à part les tercets ou les haïkus de circonstances, plus ou moins inventés, écrits pour le plaisir
du jeu, des mots, des sonorités...)
un instant
on oublie le bleu...
vol de flamants
avec ses voisines
un voyageur sans âge
vire voyeur






