Quelques quatrains pour Catherine...
Les larmes sont des mots noyés Sous l'immense ciel de Provence Enfouies au fond de nos cœurs *
La haute tension pilonne
Vocabulaire universel
La vie écrite en pointillés
Avec l’encre d’eau et de sel
*
Vertigineuse Voie Lactée
Chemin que voit depuis l'enfance
Toutes les nuits l'Humanité
Toutes les joies de l’existence
Nous préférons revoir les pleurs
Car le réservoir est immense
Le bruit des abeilles
Dans le romarin
Couvre le refrain
Des voitures au loin
Au milieu des vignes
Un cabanon vide
Tombeau anonyme
D’un bonheur limpide 
Toutes les crêtes couronnées,
Calvaires et croix sont posés
Pour le fer d’une couronne
*
Un mas en haute Provence
Sans mûrier noir et sans tilleuls
Ressemble un peu à une enfance
Que n'éclaire pas les aïeuls
*
Quand nous voyons ce que nous sommes
Nous recherchons en nous la femme
Qui sommeille au cœur de l’homme
Comme dans la forêt la flamme
*
Gentille analyse
Je me croyais mort
La vie est exquise
J'ai des anti-corps.
*
Si un bonheur ami
Rejaillit à la ronde
Que le malheur aussi
Afflige tout le monde
*
De sa chair on ne prend conscience
Que lorsqu’elle est déjà blessée
L’esprit est nu sans sa présence
Comment formuler un baiser
*
La chaleur nous a réveillé
Le soleil dore tes cheveux
Un sourire les yeux fermés
Ca suffirait pour être heureux
*
Quelle est la vérité profonde
Quels sentiments mènent nos vies
L'envie pour le pauvre monde
Et pour bien des autres l'ennui.
*
L'amour qui vient dans le silence
Noyé de frissons savoureux
Nous avons senti sa présence
A l'odeur suave des amoureux
*
Depuis si longtemps je dors
Quand me réveillerais-je
Serais-je déjà mort
Va finis ton rêve
Vis
*
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une bien belle suite, pleine d'humanité et d'une profondeur rare.
Bravo!
Amicalement,
Richard
Bonjour Richard et merci pour ton indulgence. J’écrivais ça avant d’oser me lancer dans les tercets et même le haïku… à quand le distique…