Vendredi 8 septembre 2006

rires et jeux de mains
dans la vieille vigne
vendange à la main


elle s’avance
vers la vigne tremblante
vendange mécanique

   

Coupé dans de l’eau 
si trouble si lointain 
le vin de mon père



vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


Coteaux du Pic St Loup 
I
I
Viens
Vin  d'ici
Vin écarlate 
  Dans ce pays béni 
  Quand un raisin mûrit 
  Que ses grappes éclatent 
  Saveurs et parfums inondent
  Cette vigne  du bout du  monde  
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
Dans les vignes les raisins noirs
Caressés par de fines mains
Gonflent pour le défouloir
Bouche  en  suçoir
Peau en satin
Plaisir  divin
Gicle le vin
Petite
Fin
O



vu à la taille
au milieu des bonzaïs
le vigneron

St Jean de Fos(109427 octets)
le vin est un  
multiplicateur de l'individu.

 *

Là cest pour la forme...
pour le fond?

__
Sans vin
Dans la vie
Rien ne vit
On  survit
On  peut
Bien sûr
En boire

 

Un  peu

Mais croire

Que le vrai bonheur
 Est de ne jamais en boire 

C’est comme croire que la douleur

Peut s’enfermer dans  une bouteille 

Ou qu’en ne tombant jamais amoureux

On se  préservera  toujours du malheur

Pour  que  l’existence  nous  émerveille

Il  faut remplir nos verres et nos cœurs

Avec ce breuvage sauvage qui réveille

Trinquons mes frères avec l’âme sœur

Que coule ce philtre parfumé et doux

Quand je le bois tout pareil aux Dieux

Éternellement divin sans être odieux

Je suis le roi et le clochard  radieux

Aimant et  buvant quand  je veux

On ne vivra peut-être  pas vieux

Mais on aura  fait de son  mieux

Sans  bon vin sans son  ivresse
Tout  n’est que souvenir  pieux
Le chagrin devient tendresse 
Santé fraternité et adieu

Faute de Dieu

Fait de ton mieux
Vin, rend-nous  heureux
 
---------

chateau d'Aumelas(67442 octets)

N'oublie pas
Un jour tu ne sentiras plus le parfum
Celui des femmes et celui des roses 
Et tu oublieras le goût des choses
Mais n’y pense pas
Bois du vin 

Tu n’y changeras rien

D’autres ont bu d’autres boiront
Le vin nous unit

Âpre ou doux il m’enchante comme

Le goût de la vie des hommes
Et les saisons de notre vie

N'oublie pas
Un jour tu dormiras si longtemps

Sans un ami sans une femme
Que tu oublieras même le goût du Vin

 

 

 

par André publié dans : haiku-senryu
recommander

Commentaires

André

Ceux qui ont écrit l'éloge du vin
et qui n'en buvaient guère
espéraient que celui de l'esprit
donnait et donnerait une ivresse
bien plus profonde...

J'aime les deux, et n'espère pas
qu'en celui de la vigne

Amicalement

Philippe
commentaire n° : 1 posté par : philippe le: 08/09/2006 19:38:25

Cher Philppe, la profondeur de l'une a souvent besoin de la légéreté de l'autre, et l'esprit du vin s'il ne donne pas de vains espoirs console au moins les desespérés...

Bien amicalement

André

 

réponse de : André (site web) le: 08/09/2006 22:40:36
Cet éloge du vin est digne d'Appolinaire et de Li Po.

A la nôtre, chers amis! Je lève mon verre à la poésie et à l'amitié. Libiamo!

Richard
commentaire n° : 2 posté par : Richard (site web) le: 09/09/2006 23:18:03

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=396191&ref_article=3773932
ajouter un commentaire créer un trackback

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

Il y a  4personne(s) en   
suspension sur ce blog  
  


    haïku 俳句   
  
senryû 川柳   


 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Loisirs sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus