Son chien
lape sur la tombe
l’eau tombée là
au cimetière
les pieds dans la terre
du bon coté
sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit
pluie d’été
sous l’imper transparent
la chemise hawaïenne
entre les tuiles
traversant les particules
un trait sort du trou
concert en plein air
sur les visages et les partitions
un courant passe
dans la rosée du matin
et la lumière d’août
je suis été
sur la toile nue
les pommes rougissent
sous son pinceau
touristes en Provence
marché de Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC
tous ses corps de femmes fraîches
tous ces parfums
banc d’hiver
son visage au soleil
pâle
réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre
Sur le Senryû
Karaï Senryû (1718-1790) est le créateur de ce genre poétique
(littéralement Senryû signifie : saule de la rivière).
Le senryû est teinté d'humour et était au début utilisé
à des fins satiriques.
Le Senryû est plus subversif que le Haiku, il peut dénoncer nos travers, notre société, les institutions...
En fait, le Senryû ne respecte rien ni personne...
et surtout pas des règles... un rebelle quoi!






