Lundi 23 juin 2008

fête de la musique
les femmes habillées
en cantatrices


déjà bronzée
la peau cachée des filles
l’hiver


fête de la musique
des notes chaleureuses
surtout des dos nus

en mini et string blanc
pas encore bronzée

une dame
entre deux âges
près de moi


des peaux bronzées…
du châtain clair des seins
aux épaules foncées


mal en pointe..
dans sa robe trop serrée
deux seins écrasés


du cou au creux
suivre la ligne mélodique
et son dos

 

admirer
les cœurs et les gorges
des spectatrices


des petits seins déjà bronzés
découvrant leur premier été

 

du demi du disco
au petit blanc du jazz…
le rhum du reggae


le joueur avec son harmonica
comme avec une dame


des belles filles
dans une rue de Montpellier…
belle soirée


les hirondelles
chantent dans les airs…
fête de la musique

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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