Jeudi 30 août 2007

 près d'elle
 ressemblant à un poisson 
un bois flotté 


seul sur la plage
son sexe à l’air
résigné

 

  J’évite de rajouter des commentaires aux petits textes du blog mais vu le nombre de visiteurs j’imagine que certains, découvrant cette "poésie bréve de l'instant", s'interrogent (entre autre !) sur l’absence de ponctuation. Et bien, outre que ces vermisseaux minimalistes n’oseraient pas se  parer de majuscules, cela permet plus de liberté dans l’ouverture du haïku ou senryû ; un certain flou, un double sens comme, je l’espère, dans ces deux là. On peut aussi visualiser les choses dans un certain désordre ; en poésie et surtout en peinture on appelle ça « la lecture tabulaire » (opposée à la linéaire) : on perçoit des parties d’une scène (ou du texte) et le cerveau reconstitue une vision d’ensemble subjective... une impression quoi...  

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

Il y a  2personne(s) en   
suspension sur ce blog  
  


    haïku 俳句   
  
senryû 川柳   


 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus