terrasse au midi toujours la même jouant au soleil
une odeur de marrons chauds
et d’anis
même terrasse
même air même chanteur
pour les habitués
ça devrait-être interdit
« Jeux interdits »
se déplaçant avec lui -
les vieux boulistes
des gens tournent autour
d'autres lorgnent carrément
dans mon verre
des gamins mélangés
sous les lampadaires orange
sans couleurs
gamins mélangés
jouant sous la lune
en croissant
sur l’avenue
un lampadaire sans poteau
pleine lune
la pleine lune
à travers les lampadaires
en secours
la lune bien pleine
au-dessus des HLM
pas son quartier
éclairés à la bougie
quelques apparts d’HLM
c’est pas Noël
le SDF
crache dans la rue
y ferait pas ça chez lui
pas vu la honte
dans les yeux du mendiant
tête baissée
Noël glacial
le veuf avec sa moitié
de baguette
+
pendaison au Japon
j'ai pas trouvé les mots
de saisons
http://www.lefigaro.fr/international/20061225.WWW000000250
_le_japon_execute_quatre_condamnes_a_mort.html
thé du matin
entre rêve et
réalité
l'été s’éloigne
on se rapproche
parfum du thé
parfum silencieux
sa tasse à ses lèvres
sourit-elle à son thé
pluie passagère thé brûlant
revenant dans la véranda
le parfum du thé
dehors la fumée sur le prés
pluie d’été
l’enfant l'a vu
le petit Jésus dans la crèche
plus gros que le bœuf
pause fumette
les Pères Noël sans barbes
les enfants s'en vont
avant les fêtes
la boite aux lettres est pleine
avant nous
la coupelle pleine
maître et mendiant félicitent
le chien triste
Noël à Paris
plein de crèches pour de vrai
~ tentes aux SDF ~
bord de Seine
un SDF au pied de son lit
devant sa tente
Les duilian (double sentence) ou duilien (duo+lien) sont des phrases parallèles et convergentes (grammaticalement identiques) dessinées sur des banderoles qu'on place en Chine devant les entrées des habitations ou des monuments pour signaler un événement, mariage,
décès, anniversaire ou une profession de foi, un slogan, un hommage… Ils sont ancrés depuis très longtemps dans la vie courante et pourraient s’apparenter un peu à nos proverbes, sentences ou
épigrammes. Ils peuvent être poétiques, pédagogues, événementiels, informatifs...
On en trouve à présent sur les sites web chinois!
Avec leur brièveté et la juxtaposition de deux propositions on ne peut s’empêcher de trouver des similitudes avec le haïku japonais… c’est là une raccourci bien
occidental !
Que chacun des ciels brille d’un beau soleil
Qu’aucun endroit sur terre n’ignore le vent du printemps
Que dix mille bambous bruissent à l’envi pour chasser la vieille année.
Que cent fleurs s’épanouissent à l’unisson pour écouter le nouveau loriot.
Soixante ans d’âge redoublés, et on rajoute trois fois sept années!
Deux fois la fête des septuagénaires, et un printemps et un automne en plus !
Quelques exemples juste pour jouer:
"En avril ne te découvre pas d'un fil
En mai fait ce qu'il te plaît"
(exemple approximatif avec un proverbe)
"Qu'à la tassée l'on s'entasse
Que bien tassée soit la tasse"
(Placé à l'entrée du café "La tassée" à Lyon)
Les saisons et les jours suivent leurs cours
Les hommes et les bêtes fuient leurs morts
Dans le ciel une mouette plane lentement
Sur l’étang un cormoran plonge lestement
Le tissu transmet la stimulation
La senteur traverse l’étoffe
________________________________
Les vagues agitées au dessus de l’horizon
L’horizon déchiqueté derrière la tempête
Le
va et vient alterné des yeux gris bleu
Les allées venues du ciel dans son regard
Je suis le résultat d'un jeu que je n’ai pas joué
Mon être découle d’un jeu qui pouvait ne pas être
Odeur de fruit envie de fruit de mer
Envie de rosé odeur d’aigues marines

j'ai pour frontière
dans les airs la terre et les mers
mon corps et ma vie
ta terre est l’exil
la notre une gare
fermez les portières
mémoire de mon pays
si je perds mes racines
je suis un désert
mon pays de lumière
mort
j'irai te chercher
je vais content
dans le ciel quatre mouettes
deux cormorans
sous l’auvent de toile
à l’ombre mouvante
du vent
Pour Delphine... en attendant de voir L.A... pour de vrai, à défaut de Jim Morrison (Mr Mojo Risin!)...
| Well, I just got into town about an hour ago | Eh bien, je suis arrivé en ville il y a environ une heure |
| Took a look around, see which way the wind blow | J'ai fait un tour pour voir d'ou souffle le vent |
| Where the little girls in their Hollywood bungalows | Là où les petites filles dans leurs bungalows d'Hollywood |
| Are you a lucky little lady in The City of Light | Es-tu heureuse, petite dame, dans cette ville de lumière |
| Or just another lost angel... | Où n'es-tu qu'un ange de plus ? |
| City of Night, City of Night, | Ville de lumière, ville de lumière |
| City of Night, City of Night, woo, | Ville de lumière, ville de lumière, woo |
| L. A. Woman, L. A. Woman | Femme de L. A, femme de L. A |
| L. A. Woman Sunday afternoon X3 | Femme de L. A, dimanche après midi X3 |
| Drive through your suburbs | Roule à travers tes banlieues |
| Into your blues, into your blues | Vers ta déprime, vers ta déprime, ouais |
| Into your blues, | Vers ta déprime, |
| I see your hair is burnin' | Je vois que ta chevelure brûle |
| Hills are filled with fire | Les collines sont remplies de flammes |
| If they say I never loved you | Si ils disent que je ne t'ai jamais aimée |
| You know they are a liar | Tu sais qu'ils sont des menteurs |
| Drivin' down your freeways | Rouler sur ton autoroute |
| Midnight alleys roam | La course errante de tes artères à minuit |
| Cops in cars, the topless bars | Des flics dans les voitures, des bars topless |
| Never saw a woman... | Jamais vu une femme |
| So alone, so alone X2 | Si seule, si seule X2 |
| Motel Money Murder Madness | Motel, fric, meurtre, folie |
| Let's change the mood from glad to sadness | Changeons notre humeur de la joie à la tristesse |
| Mr. Mojo Risin', Mr. Mojo Risin' X2 | Invoquez Monsieur Mojo, invoquez Monsieur Mojo X2 |
Petit fils naturel de Lucian Freud et de Balthus, avec juste ce qu'?il faut de surréalisme et de kitsch, John Currin nous prouve que la peinture figurative peut encore nous surprende et nous faire rêver...

350 Milliards de dollars...(Détails)
200 à 300 000 morts?!...
soleil rouge
journées de plus en plus sombres
fin d’automne

La mort vous aime tant
elle a traversé l'océan
pour vous embrasser (plus fort)
quelques nuages
claquettes sur l’étang
sur l’étang le sel dans le ciel
vagues émergeantes les cormorans posés
ligne sur le canal .............................. plage en décembre
dans le ciel et dans l’étang
quelques cygnes
l’envol en cadence
des cormorans
des mouettes et des cormorans
jouant sans damier
montagne d’aigue marine
des salins (du Midi)
au dessus de l’horizon
naissances
explosion noire
surpris dans la roubine
des cormorans
sur les filets de pêche
au repos
l'envol en pointillés ....................
du cormoran
un peu d’eau salée
aux coins des yeux
Il arrive parfois que certains haïkus ou senryûs personnels qui nous semblent faibles ou anodins soient appréciés par des
lecteurs (parfois d’ailleurs pour des raisons qui nous sont étrangères); à l’inverse, le plus souvent, des haïkus qui nous semblaient
très réussis passent totalement inaperçus… va comprendre…
par exemple :
souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent
Le suberbe site de cet artiste (pour adultes)
Petit jeu sans consistance...
Coquin coquine Tétin tétine Croque le sein Taille la mine Béguin biguine Coquins coquines Sont en vitrine
*
Les popotins
*
le tien boudine
le mien m’affine
rentre tes reins
et l’étamine
*
Catin caline
Tapin tapine Pénis atteint Pénicilline * Malin maline Mutin mutine Mouille ta main Mate la fille * Bassins bassines Gamins gamines Sans slip de bains Dans la piscine *
Trottin trottine Bottin bottine Ton pied si fin Qu’il me fascine *
Satin patine Fait main fait mine Trop féminin Pour l’androgyne *
Enfin l’angine
Aux seins destinent Un examen De médecine * Rapin rapine Radin radine Y a Raffarin Dans la combine *
Le Pen marine Au coin fulmine La fille n’est rien En mer de Chine Romain rumine Cousin cousine Cache ce sein Qui le fascine * Latin patine Sur sept collines Palais romain Ville latine
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...


























