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  • Terrasse au midi... (31/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    terrasse au midiune odeur de marrons chaudset d’anismême terrassemême air même chanteurpour les habitués toujours la même ça devrait-être interdit « Jeux interdits » jouant au soleilse déplaçant ...
  • Gamins mélangés... (30/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    des gamins mélangéssous les lampadaires orangesans couleurs gamins mélangésjouant sous la lune en croissant sur l’avenue un lampadaire sans poteau pleine lune la pleine lune à travers les ...
  • Sur le chemin... (28/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    Comme dans la vieon avance...Même quand c'est beau
  • Matin de Noël... (25/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    Noël glacialle veuf avec sa moitiéde baguette + pendaison au Japonj'ai pas trouvé les mots de ...
  • Thé... (22/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    thé du matinentre rêve etréalité l'été s’éloigneon se rapprocheparfum du thé parfum silencieuxsa tasse à ses lèvressourit-elle à son thé pluie passagèrerevenant dans la véranda le parfum du thé ...
  • Fêtes... (20/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    l’enfant l'a vu le petit Jésus dans la crèche plus gros que le bœuf pause fumette les Pères Noël sans barbes les enfants s'en vont avant les fêtes la boite aux lettres est pleineavant nous la ...
  • Duilian chinois... (17/12/2006 publié dans : Règles floues )
    Les duilian (double sentence) ou duilien (duo+lien) sont des phrases parallèles et convergentes (grammaticalement identiques) dessinées sur des banderoles qu'on place en Chine devant les entrées ...
  • Frontières... (16/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    j'ai pour frontière dans les airs la terre et les mersmon corps et ma vie ta terre est l’exilla notre une garefermez les portières mémoire de mon pays si je perds mes racines je suis un désert mon ...
  • Haïkus frais du jour... (15/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    je vais contentdans le ciel quatre mouettesdeux cormorans sous l’auvent de toileà l’ombre mouvantedu vent
  • John Currin... (10/12/2006 publié dans : Dessins peintures )
    Petit fils naturel de Lucian Freud et de Balthus, avec juste ce qu'?il faut de surréalisme et de kitsch, John Currin nous prouve que la peinture figurative peut encore nous surprende et nous faire ...
  • Mésopotamie... (09/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    350 Milliards de dollars...(Détails)200 à 300 000 morts?!... soleil rouge journées de plus en plus sombres fin d’automne La mort vous aime tantelle a traversé l'océan pour vous embrasser (plus fort)
  • Surréalistes... (08/12/2006 publié dans : Dessins peintures )
    La plus belle concentration d'artistes surréalistes: Art surréaliste internationnal de Beinart
  • Respect... (07/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    seul en forêtavec les sons et les silenceschacun se respectant
  • Aigues Mortes... (06/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    quelques nuagesdans le ciel et dans l’étangquelques cygnes claquettes sur l’étangl’envol en cadencedes cormorans sur l’étang des mouettes et des cormorans jouant sans damier le sel dans le ...
  • Malentendu... (05/12/2006 publié dans : Règles floues )
    Il arrive parfois que certains haïkus ou senryûs personnels qui nous semblent faibles ou anodins soient appréciés par des lecteurs (parfois d’ailleurs pour des raisons qui nous sont étrangères); à ...
  • Jean Claude Claeys, illustrateur... (04/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    Le suberbe site de cet artiste (pour adultes)
  • Coquins, coquines... (04/12/2006 publié dans : haiku-senryu )
    Petit jeu sans consistance... Coquin coquine Tétin tétine Croque le sein Taille la mine* Béguin biguine Coquins coquinesLes popotins Sont en vitrine * le tien boudine le mien m’affine rentre tes ...

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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