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  • En Vitesse... (30/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    sans livres en TGV trois heures vingt à feuilleter son corps dans le couloir une rousse retourne vers Paris entre nous elle avance des avantages que je n'ai pas les habits des femmes le regards ...
  • Gilles Carle... (29/11/2009 publié dans : Musique Vidéo )
    Merci de nous avoir fait voyager...
  • Ginkgo biloba... (29/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    allée Marcel Proust (Paris)les feuilles du vieux ginkgo toujours jeunes il a vu le petit Marcel avant ses feuillets
  • Un peu de rien... (28/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    dans le métro des frisotis inconnus sous mes lèvres à l'enterrement il nous aurait fait rire il n'est pas là rue de Bucy devant la lingerie fine l'odeur de pisse la chanson d'amour du clochard ...
  • Manif' viticole... (27/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
  • Matin d'automne (26/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    matin d'automne même sans les bruyères en fleurs on serait bien matin d'automne des feuilles vertes et jaunes Pablo a onze ans
  • Red poppy... (24/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    sol sanglant des fleurs de soie en souvenir d'eux
  • Thé Oolong... (23/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    le thé Oolong dans le céladon reflets de jade
  • Masques... (23/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    son histoire un peu triste son sourire métro de Londres d'autres regards vides ici mêmes yeux las
  • Big ben... (22/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    soleil couchant l'impression d'être Monet un monde flottant entre soleil levant et couchant
  • London... (22/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    Tate modern dégusté deux cappuccinos et un Rothko un Rothko enfermé s'évade un instant avec moi Tate modern deux jolies brunes devant un Picasso croisé sur l'escalator un parfum de fraise le vent ...
  • ChacunSonCafe... (20/11/2009 publié dans : Divers )
    Non mais! Nespresso attaque ChacunSonCafe ("expresso en liberté") en justice ! What else ? ça (Lien vers le site)
  • Indiana café... (20/11/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    au café Indiana la serveuse blonde allume les bougies à l'Indiana Bastille toutes les serveuses blondes en terrasse les serveuses en noir dans le soir plus blondes après deux blondes début de ...
  • Dans le métro... (19/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    dans le métro elle dit "moi aussi" à son portable Aveux dans le métro entre deux regards l'un plus vrai silence les deux amoureux s'envoient des SMS dans la foule des mots trop longtemps refoulés ...
  • Sur la peau... (14/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    premier froid elle enferme sa peau pas ses formes fleur de peau... ses collants de couleurs deux tiges pour ses fleurs
  • Sur le thé... (04/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    thé du matin clair entre rêve et réalité premier thé ôtant la timidité l'humidité
  • Sur la fenêtre... (03/11/2009 publié dans : haiku-senryu )
    l'ordi fermé la fenêtre ouverte en fond d'écran la fenêtre ouverte l'aube dénude son corps dehors les bruits dedans les couleurs instant de grâce à la fenêtre sa silhouette
  • Sur l'amour... (01/11/2009 publié dans : sur l'amour )
    Quelques extraits de "Vie secrète" de Pascal Quignard: Tout amour véritable est habité par quelque chose de plus ancien que l'époque où il surgit. … la voix est plus sexuée que le langage qu'elle ...
  • Sur la mort... (01/11/2009 publié dans : Sur la mort... )
    Fête des morts au cimetière Journées tombes ouvertes des roses parfumées cette année il est gâté pourri ballade dans le cimetière on s’habitue dans le cimetière des chrysanthèmes mortes devant la ...

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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