sainte
l’éclat de ses seins pâlit
son auréole
le lobe de ses seins réduit
mon auréole
sincère
la pointe des siens
dit tout haut….
olé olé
ses seins sont tout
auréolés
signes blancs
signifiants entre nous
ses seins
saints dômes
mes mains posées à l'opposé
du haut de son dos
par la fenêtre
le cyprès signal
des tempêtes
jaunes ou rouges
d’érables ou de peupliers
vent de couleur
novembre
de la bûche de pin fendue
un parfum d’été
battements
des volets dans la tempête
des cœurs dans le lit
cœur d’automne
son corps désaltéré
par la tempête
émoi dans la nuit
au lever dans l’aube
envie d’être en vie
soir d’automne
la lumière encore plus belle
sur son visage
L’attirance voire la fascination qu’exerce les philosophies ou les religions très étrangères aux nôtres me paraît parfois étrange.
Des amis américains nous ont relaté une anecdote vécue durant l’été 2005 lors d’une retraite au centre bouddhiste Lerab ling (au dessus de Lodève): le Rinpoché (Sogyalle ?) qui délivrait les enseignements leur a confié son admiration, sa fascination pour Pascal… Il a évoqué ses pensées et notamment le postulat et la chambre. Peu des participants étrangers connaissaient Pascal avant cela (Rinpoché Pascal ?!).
Bref, les amis étrangers de mes amis étrangers sont des amis très proches… étrange…
"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature;
mais c'est un roseau pensant."
"Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais."
"Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre."
Pascal
assis sagement
son tout petit doigt montre
l’astre mort
Quelques quatrains pour Catherine...
Les larmes sont des mots noyés Sous l'immense ciel de Provence Enfouies au fond de nos cœurs *
La haute tension pilonne
Vocabulaire universel
La vie écrite en pointillés
Avec l’encre d’eau et de sel
*
Vertigineuse Voie Lactée
Chemin que voit depuis l'enfance
Toutes les nuits l'Humanité
Toutes les joies de l’existence
Nous préférons revoir les pleurs
Car le réservoir est immense
Le bruit des abeilles
Dans le romarin
Couvre le refrain
Des voitures au loin
Au milieu des vignes
Un cabanon vide
Tombeau anonyme
D’un bonheur limpide 
Toutes les crêtes couronnées,
Calvaires et croix sont posés
Pour le fer d’une couronne
*
Un mas en haute Provence
Sans mûrier noir et sans tilleuls
Ressemble un peu à une enfance
Que n'éclaire pas les aïeuls
*
Quand nous voyons ce que nous sommes
Nous recherchons en nous la femme
Qui sommeille au cœur de l’homme
Comme dans la forêt la flamme
*
Gentille analyse
Je me croyais mort
La vie est exquise
J'ai des anti-corps.
*
Si un bonheur ami
Rejaillit à la ronde
Que le malheur aussi
Afflige tout le monde
*
De sa chair on ne prend conscience
Que lorsqu’elle est déjà blessée
L’esprit est nu sans sa présence
Comment formuler un baiser
*
La chaleur nous a réveillé
Le soleil dore tes cheveux
Un sourire les yeux fermés
Ca suffirait pour être heureux
*
Quelle est la vérité profonde
Quels sentiments mènent nos vies
L'envie pour le pauvre monde
Et pour bien des autres l'ennui.
*
L'amour qui vient dans le silence
Noyé de frissons savoureux
Nous avons senti sa présence
A l'odeur suave des amoureux
*
Depuis si longtemps je dors
Quand me réveillerais-je
Serais-je déjà mort
Va finis ton rêve
Vis
*
beaujolais 2006 beaujolais nouveau
elle goûte en premier
c’est nouveau
beaujolais nouveau
ses yeux cette année
plus brillants
sa robe avec du rose
au décolleté
beaujolais 2006
un peu moins alcoolisé
c’est plus long
beaujolais 2006
pas vraiment de la cuisse
voir ailleurs
beaujolais nouveau
un petit goût de fruits mûrs
et de nostalgie
vertiges
dernier verre de vin
à la verticale
éclipsé indécent
par sa robe
ses lobes
le soir descend
entre ses seins
blanc immaculé
elle se dévêt
dans la nuit d’été deux fleurs
blanche balance
son soutien gorges
détaché
une deux trois taches.................
jamais pu compter sur elle
sa rousseur
dimanche matin
le corps du Christ
ou son corps à elle
raidi
prêt à franchir les sens
inédit
unis et nus
un cœur bat
plus fort
Au réveil
des cheveux sur mon visage
Ô merveille
![]()
Dernière ballade à Beauduc
(14/11/06) en VTT
Dernier voyage...
Dernière étape...
Dernier paradis...
Dernier reflet
Dernière piste...
Dernier sanctuaire
Derniers hommes...
Dernier refuge...
le rythme des tamis
plus vif que les vagues
pêcheurs de tellines
Ballade à Beauduc en VTT (10/06),
en partant des Saintes Maries de la mer
et en passant par la digue à la même mer.
Le ciel gris dramatise la brume des étangs...
Sècheresse l'étang s'assèche sur le sable plage de Beauduc
La terre sèche
ses blessures
La terre rêche
est craquelures


sur la fleur de sel
le blanc et violet
saladèles en fleurs
Vol de flamants roses
Qu’est-ce que ça doit être chiant
d’être aveugle!
les pattes des flamands roses
s'allongent

suivant sa maman
un enfant flamant
en noir et blanc*
*les petits des "flamandes", qui sont déjà grands, ont des plumes noires qui deviennent blanches puis se teintent de rose ( comme les chevaux de Camargue qui deviennent blancs, mais pas rose, ou c'est très rare, à l'âge adulte). Comprenne qui pourra....


Cabanons restants à Beauduc

Le phare de la Gachole
dernière vague...

un cœur presque effacé
fin de l’été
enfin la fin du monde
fin de l'été
Sensation en musique (Robert Charlebois)...
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.
Arthur Jean Nicolas R.
Sensation avec moustaches...
Le seul, le vrai Johnny! Dire que dans les années 70 il était considéré en France comme un chanteur réactionnaire parce qu'il chantait son Amérique (vous avez dit primaire...)
Chargé Johnny Cash in San Quentin (1969) c'est un petit bijou.
En visionnant les vidéos sur internet on le voit vieillir bien sûr, mais on voit aussi à ses cotés vieillir ses musiciens qui restent toujours les mêmes : Luther Perkins à la guitare, Marshall Grant à la contrebasse, le mec aux lunettes à la trompette et la famille Carter... Il n'y a que June qui ne vieillit pas...
Malo
( C'est l'histoire d'une femme qui se révolte contre l'oppression de son mari qui la bat et l'humilie)
Traduction aproximative:
Tu es apparu une nuit froide
avec un parfum de tabac sale et de genièvre
la peur me parcourait déjà
…
Ton visage de bel enfant
est mangé par le temps et par ta folie
et ton insécurité machiste
chaque jour dans mes larmes se reflète
Une fois de plus, non s'il te plaît, je suis fatigué
et je ne peux pas avec le coeur
Une fois de plus, non mon amour s'il te plaît,
ne crie pas les enfants dorment …
Je vais me retourner comme le feu
je vais brûler tes poings d'acier
Mauvais, mauvais, tu es mauvais
...
Idiot, idiot, tu es idiot
ne te crois pas meilleur que les femmes
Mauvais, mauvais, mauvais tu es...
Apareciste una noche fria
con olor a tabaco sucio y a ginebra
el miedo ya me recorría
mientras cruzaba los deditos tras la puerta
Tu carita de niño guapo
se l'ha ido comiendo el tiempo por tus venas
y tu inseguridad machista
se refleja cada día en mis lagrimitas
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
El dia es gris cuando tu éstas
y el sol vuelve a salir cuando te vas
y la penita de mi corazón
yo me la tengo que tragar con el fogón
mi carita de niña linda
se ha ido envejeciendo en el silencio
cada vez que me dices puta
se hace tu cerebro más pequeño
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...
Malo, malo, malo eres
malo eres, porque quieres
Malo, malo, malo eres
no me chilles que me duele
Eres debil y eres malo no te pienses
mejor que yo ni que nadie
y ahora yo me fumo un cigarrito
y te hecho el humo en el corazoncito
porque malo, malo, malo eres, tu
malo, malo, malo eres, si
malo, malo, malo eres, siempre
malo, malo malo eres.
En hommage à Hokusaï (et Osamu Dazai ) pour ses " Cent vues du mont Fuji", je me suis amusé à relever modestement le défi en fixant au fil du temps une montagne qui m'est chère:
le mont Réglés.
le pin parasol
entre ma chaise longue
et lui
autour de ma chaise
longue est l’ombre du pin
soir d’été
soir d’été
le bruit d’ insectes invisibles
et d’un avion
pigne à la verticale
d’un corps à l’horizontale
vent du soir
parfum du thé
le jour s’éloigne
on se rapproche
la phrase repliée
avec la chaise longue
orage d’été
dans l’intervalle
entrevu des seins
deux
Je suis le roi Pinus Premier
Le vent a taillé ma crinière
Pin parasol de père en terre
Jamais Soleil ne voit mon pied
Jef Buckley (Nulle part ailleurs 95)

sortant du rêve
il se noie dans une vague
pacifique
Triste animal post coïtum
variante : omne animal triste post coïtum,
praeter gallum multierenque.
(Tout être vivant est triste après le coït,
excepté le coq et la femme.)
Outre que cela reste à vérifier pour l’une des deux exceptions,
ces maximes latines postulaient déjà que l’inspiration des œuvres érotiques et des poèmes en particulier serait plus liée à l’envie, au manque et à la frustration qu’à la satisfaction ou à la béatitude.
(« les chants désespérés sont les chants les plus beaux » !)
Un petit texte de ce cher Mauriac (l’écrivain catholique !)
en réflexion :
"L’érotisme en littérature est un chemin mort. Je nie qu’il soit la source d’un seul poème, d’un seul vers ; la satiété de « l’animal triste » n’a jamais inspiré personne, voilà le vrai, et les purs érotiques ne sont presque jamais capable de jalousie, qui est la passion génératrice du drame et donc de la littérature…
Mon hostilité à la littérature érotique tient en ceci : je redoute de céder, si peu que ce soit, à la connivence avec ce que pourtant je déteste. Non que je me sente meilleur que l’auteur, ou plus pur. C’est l’érotisme des autres que nous détestons.
Chacun à le sien, qu’il a ou non dominé.
Les saints on transcendé le leur. "
Néanmoins…
ma main sur le sien
le mien dans sa main
besoin de rien
révélant le blanc
et la noblesse du coton
sa culotte
sur le marbre noir réchauffement dans le cimetière
dans le cimetière des roses parfumées dans le cimetière
Fête des morts au cimetière
Journées tombes ouvertes
feuilles d’automne
une jaune morte
un iris bleu en fleur
sur sa tombe
La petite tombe
à l’ombre du grand caveau
Royaume des morts
+
ceux de demain saluent
ceux d’hier
de futures veuves
en repérage
cette année il est gâté
pourri
tilleuls en fleurs
à la place de sa golf
de l’herbe morte
devant sa tombe
s’arrêter de vivre
un instant
les chrysanthèmes
aussi
ballade
dans le cimetière
on s’habitue













