Jeudi 30 novembre 2006

 sainte
l’éclat de ses seins pâlit
son auréole


symbole
le lobe de ses seins réduit
mon auréole

 


sincère
la pointe des siens
dit tout haut….


 olé olé
ses seins sont tout

auréolés


signes blancs
signifiants entre nous
ses seins


saints dômes
mes mains posées à l'opposé
du haut de son dos


Journéee mondiale de lutte contre le sida


Mardi 28 novembre 2006

Emu et admiratif devant ses sculptures en terre cuite:

 

Jeanclos_barque

 Gallerie

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 27 novembre 2006

par la fenêtre
le cyprès signal
des tempêtes



jaunes ou rouges      

d’érables ou de peupliers   
vent de couleur


novembre                                 
           de la bûche de pin fendue  
                                            un parfum d’été  
 
      

 

 

battements                   
des volets dans la tempête
des cœurs dans le lit  

     

 

 

 cœur d’automne
son corps désaltéré
par la tempête


émoi dans la nuit
au lever  dans l’aube
envie d’être en vie 

 

 

Samedi 25 novembre 2006

soir d’automne
la lumière encore plus belle
sur son visage

 

 

Vendredi 24 novembre 2006

  L’attirance voire la fascination qu’exerce les philosophies ou les religions très étrangères aux nôtres me paraît parfois étrange.
Des amis américains nous ont relaté une anecdote vécue durant l’été 2005 lors d’une retraite au centre bouddhiste Lerab ling (au dessus de Lodève): le Rinpoché (Sogyalle ?) qui délivrait les enseignements leur a confié son admiration, sa fascination pour Pascal… Il a évoqué ses pensées et notamment le postulat et la chambre. Peu des participants étrangers connaissaient Pascal avant cela (Rinpoché Pascal ?!).
Bref, les amis étrangers de mes amis étrangers sont des amis très proches… étrange…

"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature;
mais c'est un roseau pensant."
"Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais."
"Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." 
Pascal



 assis sagement
son tout petit doigt montre
l’astre mort

 

 

 

 

Mercredi 22 novembre 2006
Lundi 20 novembre 2006

Quelques quatrains pour Catherine...

 

Les larmes sont des mots noyés
Vocabulaire universel
La vie écrite en pointillés
Avec l’encre d’eau et de sel
*

Sous l'immense ciel de Provence
Vertigineuse Voie Lactée
Chemin que voit depuis l'enfance
Toutes les nuits l'Humanité

 Enfouies au fond de nos cœurs 
Toutes les joies de l’existence
Nous préférons revoir les pleurs
Car le réservoir est immense

*

Le bruit des abeilles
Dans le romarin
Couvre le refrain
Des voitures au loin 

Au milieu des vignes
Un cabanon vide
Tombeau anonyme
D’un bonheur limpide 

 

 La haute tension pilonne
Toutes les crêtes couronnées,
Calvaires et croix sont posés
Pour le fer d’une couronne 
*
Un mas en haute Provence
Sans mûrier noir et sans tilleuls
Ressemble un peu à une enfance
Que n'éclaire pas les aïeuls
*
Quand nous voyons ce que nous sommes
Nous recherchons en nous la femme
Qui sommeille au cœur de l’homme
Comme dans la forêt la flamme

 

 

 

  *

  Gentille analyse
Je me croyais mort
La vie est exquise
J'ai des anti-corps.
*
Si un bonheur ami
Rejaillit à la ronde
Que le malheur aussi
Afflige tout le monde

 

*

De sa chair on ne prend conscience
Que lorsqu’elle est déjà blessée
L’esprit est nu sans sa présence
Comment formuler un baiser

*

La chaleur nous a réveillé
Le soleil dore tes cheveux
Un sourire les yeux fermés
Ca suffirait pour être heureux 

*

Quelle est la vérité profonde
Quels sentiments mènent nos vies
L'envie pour le pauvre monde 
Et pour bien des autres l'ennui.

*

L'amour qui vient dans le silence
Noyé de frissons savoureux
Nous avons senti sa présence
A l'odeur suave des amoureux

  *

 Depuis  si longtemps je dors
Quand me  réveillerais-je
Serais-je déjà mort
Va finis ton rêve
Vis
*

 

 

 

 

Vendredi 17 novembre 2006

beaujolais 2006
elle goûte en premier
c’est nouveau

beaujolais nouveau
ses yeux cette année
plus brillants

 beaujolais nouveau
sa robe avec du rose
au décolleté

 

beaujolais 2006
un peu moins alcoolisé
c’est plus long

beaujolais 2006
pas vraiment de la cuisse
voir ailleurs

beaujolais nouveau
un petit goût de fruits mûrs
et de nostalgie

vertiges
dernier verre de vin
à la verticale

 

 

 

Jeudi 16 novembre 2006

éclipsé
par sa robe
ses lobes

           indécent
le soir descend
          entre ses seins

  


     elle se dévêt
dans la nuit d’été deux fleurs
blanche balance

              blanc immaculé
                  son soutien gorges
    détaché

 
une deux trois taches.................
     jamais pu compter sur elle
                       sa rousseur

  
dimanche matin
le corps du
Christ
ou son corps à elle

 


raidi
prêt à franchir les sens
inédit

  
     unis et nus
    un cœur bat
      plus fort

 


Au réveil
des cheveux sur mon visage
Ô merveille


Jeudi 16 novembre 2006

Dernière ballade à Beauduc
(14/11/06) en VTT

Dernier voyage...
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Dernière étape...
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Dernier paradis...
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Dernier reflet
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Dernière piste...
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Dernier sanctuaire
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Derniers hommes...
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Dernier refuge...
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le rythme des tamis
plus vif que les vagues
pêcheurs de tellines





Ballade à Beauduc en VTT (10/06),
en partant des Saintes Maries de la mer
et en passant par la digue à la même mer.
Le ciel gris dramatise la brume des étangs...


Sècheresse
La terre sèche
ses blessures
La terre rêche
est craquelures


  




sur la fleur de sel
le blanc et violet
saladèles en fleurs


Vol de flamants roses
Qu’est-ce que ça doit être chiant
d’être aveugle!


l'étang s'assèche
les pattes des flamands roses
s'allongent

 

 


suivant sa maman
un enfant flamant
en noir et blanc*

*
les petits des "flamandes", qui sont déjà grands, ont des plumes noires qui deviennent blanches puis se teintent de rose ( comme les chevaux de Camargue qui deviennent blancs, mais pas rose, ou c'est très rare, à l'âge adulte). Comprenne qui pourra....







Cabanons restants à Beauduc




Le phare de la Gachole




dernière vague...

sur le sable
un cœur presque effacé
fin de l’été


 plage de Beauduc
enfin la fin du monde 
fin de l'été

 

 

 

 

Mercredi 15 novembre 2006

Sensation en musique (Robert Charlebois)...


Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Jean Nicolas R.


Sensation avec moustaches...

par André publié dans : Divers
Dimanche 12 novembre 2006

Le seul, le vrai Johnny! Dire que dans les années 70 il était considéré en France comme un chanteur réactionnaire parce qu'il chantait son Amérique (vous avez dit primaire...)
Chargé
Johnny Cash in San Quentin (1969) c'est un petit bijou.
 En visionnant  les vidéos sur internet on le voit vieillir bien sûr, mais on voit aussi à ses cotés vieillir ses musiciens qui restent toujours les mêmes : Luther Perkins à la guitare, Marshall Grant à la contrebasse, le mec aux lunettes à la trompette et la famille Carter... Il n'y a que June qui ne vieillit pas...

 


 

 

Jeudi 9 novembre 2006

 



Malo

(
C'est l'histoire d'une femme qui se révolte contre l'oppression de son mari qui la bat et l'humilie)
Traduction aproximative:

Tu es apparu une nuit froide 
 
avec un parfum de tabac sale et de genièvre 
la peur me parcourait déjà 
… 
Ton visage de bel enfant 
est mangé par le temps et par ta folie 
et ton insécurité machiste 
chaque jour dans mes larmes se reflète 
Une fois de plus, non s'il te plaît, je suis fatigué 
et je ne peux pas avec le coeur 

Une fois de plus, non mon amour s'il te plaît, 
ne crie pas les enfants dorment … 
Je vais me retourner comme le feu 
je vais brûler tes poings d'acier

Mauvais, mauvais, tu es mauvais 
... 
Idiot, idiot, tu es idiot 
ne te crois pas meilleur que les femmes 
Mauvais, mauvais, mauvais tu es...

Apareciste una noche fria
con olor a tabaco sucio y a ginebra
el miedo ya me recorría
mientras cruzaba los deditos tras la puerta
Tu carita de niño guapo
se l'ha ido comiendo el tiempo por tus venas
y tu inseguridad machista
se refleja cada día en mis lagrimitas

Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres

El dia es gris cuando tu éstas
y el sol vuelve a salir cuando te vas
y la penita de mi corazón
yo me la tengo que tragar con el fogón
mi carita de niña linda
se ha ido envejeciendo en el silencio
cada vez que me dices puta
se hace tu cerebro más pequeño

Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...

Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...

Malo, malo, malo eres
malo eres, porque quieres
Malo, malo, malo eres
no me chilles que me duele
Eres debil y eres malo no te pienses
mejor que yo ni que nadie
y ahora yo me fumo un cigarrito
y te hecho el humo en el corazoncito
porque malo, malo, malo eres, tu
malo, malo, malo eres, si
malo, malo, malo eres, siempre
malo, malo malo eres.

Mercredi 8 novembre 2006

 En hommage à Hokusaï (et Osamu Dazai ) pour ses " Cent vues du mont Fuji", je me suis amusé à relever modestement le défi en fixant au fil du temps une montagne qui m'est chère:
le mont Réglés.















 

 

 

















silhouette du Réglés
la seule qui reste
de son enfance





Cent vues du mont Réglés...




par André publié dans : Photos
Mardi 7 novembre 2006
le pin parasol
entre ma chaise longue
et lui





  

autour de ma chaise
longue est l’ombre du pin
soir d’été


soir d’été
le bruit d’ insectes invisibles
et d’un avion


pigne à la verticale
d’un corps à l’horizontale
vent du soir


parfum du thé
le jour s’éloigne
on se rapproche


la phrase repliée
avec la chaise longue
orage d’été

 

 

dans l’intervalle
entrevu des seins
deux

 

 


pinus1 copier.jpg (72686 octets)

Je suis le roi Pinus Premier
Le vent a taillé ma crinière
Pin parasol de père en terre
Jamais Soleil ne voit mon pied


Vendredi 3 novembre 2006

 



Jef Buckley (Nulle part ailleurs 95)


sortant du rêve
il se noie dans une vague
pacifique


Vendredi 3 novembre 2006

Triste animal post coïtum
variante : omne animal triste post coïtum,
praeter gallum multierenque.
(Tout être vivant est triste après le coït,
excepté le coq et la femme.)
Outre que cela reste à vérifier pour l’une des deux exceptions,
ces maximes latines postulaient déjà que l’inspiration des œuvres érotiques et des poèmes en particulier serait plus liée à l’envie, au manque et à la frustration qu’à la satisfaction ou à la
béatitude. 
(« les chants désespérés sont les chants les plus beaux » !)
Un petit texte de ce cher Mauriac (l’écrivain catholique !)

en réflexion
 :
 "L’érotisme en littérature est un chemin mort. Je nie qu’il soit la source d’un seul poème, d’un seul vers ; la satiété de « l’animal triste » n’a jamais inspiré personne, voilà le vrai, et les purs érotiques ne sont presque jamais capable de jalousie, qui est la passion génératrice du drame et donc de la littérature…
Mon hostilité à la littérature érotique tient en ceci : je redoute de céder, si peu que ce soit, à la connivence avec ce que pourtant je déteste. Non que je me sente meilleur que l’auteur, ou plus pur. C’est l’érotisme des autres que nous détestons.
Chacun à le sien, qu’il a ou non dominé.
Les saints on transcendé le leur. "

Néanmoins…

ma main sur le sien
le mien dans sa main
besoin de rien


révélant le blanc
et la noblesse du coton
sa culotte


Mercredi 1 novembre 2006


Fête des morts
au cimetière
Journées tombes ouvertes

feuilles d’automne

sur le marbre noir
une jaune morte

 




 réchauffement
un iris bleu en fleur
sur sa tombe





DSCN4036s.jpg (75602 octets)
La petite tombe
à l’ombre du grand caveau
Royaume des morts

+


dans le cimetière
ceux de demain saluent
ceux d’hier

  dans le cimetière
de futures veuves
en repérage


    des roses parfumées
 cette année il est gâté
pourri



 
tilleuls en fleurs
à la place de sa golf
de l’herbe morte



devant sa tombe
s’arrêter de vivre
un instant




DSCN4035s.JPG (197477 octets)

 

 

 

   dans le cimetière
les chrysanthèmes
aussi

   

DSCN4033s.jpg (82834 octets)


ballade
dans le cimetière
on s’habitue

 

 

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

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C’est être heureux
  

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