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  • De la source à la fin... (30/10/2010 publié dans : Sur la mort... )
    Il est des lieux pleins de charme où l’on ne souhaite que passer… Une après-midi glacée passée au cimetière pour repeindre les inscriptions gravées sur la tombe familiale. peinture longue durée ...
  • Retour sous terre... (27/10/2010 publié dans : Sur la mort... )
    quelques larmes aux obsèques officielles pas vraiment pour lui vu de loin Soulages les cheveux blancs
  • Le plein des sens... (24/10/2010 publié dans : senryû )
    besoin d’air pur faire le plein à la pompe à vélo retraite envie de sang neuf pour elle et sa bagnole coup de sang une transfusion sans plomb et ça repart coût des retraites: celui de la panne ...
  • Essence des choses... (22/10/2010 publié dans : haiku-senryu )
    pénurie le tuyau de la pompe en débandade le réservoir plein elle égoutte le bout grève des transports obligé d’aller à pied à la manif dans la manif elle engueule aussi son mec
  • Feuilles d'automne... (21/10/2010 publié dans : Tanka )
    feuilles d’automne tombées à terre en beauté ses talons aiguilles les achèvent femme d’automne revoir de mémoire son corps d'été des zones d’ombres à redécouvrir
  • Feuille... (17/10/2010 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
  • Retour... (14/10/2010 publié dans : Haïbun )
    Il est des lieux pleins de charme où l’on ne souhaite que passer… Une après-midi glacée passée au cimetière pour repeindre les inscriptions gravées sur la tombe familiale. peinture longue durée ...
  • Lisbonne... (14/10/2010 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    ligne 28 sa coquille ses antennes le tram caracole dans le tram le crissement de l’acier les « ch » du chauffeur tram 28 bondé serré entre nord et sud blonde et brune bonne heure… quand la ligne ...
  • Pessoa... (12/10/2010 publié dans : Divers )
    tram n° 15 au bout de la ligne un peu de Pessoa maison musée de Pessoa à part ses mots il n’y a personne café de Pessoa un monsieur à lunettes écrit mais sans chapeau ce très vieux monsieur aurait ...
  • Epouvantailku... (12/10/2010 publié dans : haiku-senryu )
    les épouvantails tournés vers le chemin comme un seul homme immobiles les épouvantails fascinent les pèlerins dans la vigne jouant à se faire peur les épouvantails un chant d’oiseau : pas si ...
  • Maguelone... (01/10/2010 publié dans : senryû )
    plage en septembre : moins de monde à poils plus à plumes plage naturiste : un jeune homme court sans retenue marchant vers moi la dame sur la plage de plus en plus nue mon corps dans ses yeux de ...

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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