dans le bois pour l’hiver
plein de bêtes à l’abri
pour l’hiver
entrer en frappant
dans la maison des fourmis
à la hache
pointant vers moi
leurs petits postérieurs
les fourmis rouges
la bûche lâche
à chaque coup de hache
ses hôtes cachés
assis au soleil
sans autres soucis
que d’espérer
dans le couloir
le son dur de ses talons
avant ses seins
fin octobre
un papillon jaune
mais plus que jaune
réchauffements ?
toujours là au premier froid
les rouges queues
jamais vu
cet oiseau curieux
lui non plus…
trente ans après
la chair des jujubes de la tata
si tendre
des pommettes
de l'enfance à l'adulte
des azéroliers 
Deux petits fruits ont marqué mon enfance, les jujubes et les azéroliers qu'on appelait simplement les pommettes. Les arbres
originaux de l'enfance ont depuis longtemps disparu mais, après une très longue absence, j'ai retrouvé avec beaucoup (trop ?!) de nostalgie ces
petits
"fruits oubliés" et leur goût inoubliable.
terrasse à Venise
regarder la vie traverser
à travers deux verres
place vivante
deux verres ont mis nos rêves
à la place

après deux verres
inverser les rêves
avec la vie
venus de Sicile
des oliviers millénaires
pour impatients
la mouche dorée
géométrie dans l'espace
et le soleil
de ma fenêtre
sur le cyprès en couleur
la pie
j'avais jamais vu
la pie de si près…
- l'est pas si laide
l'autostoppeuse
le pouce levé bien haut
vers l'orage
l'autostoppeuse
pleine de nouveauté
déjà dépassée
le pin parasol
assis sous son ombre
solitaire

le pin parasol
se reproduit dans l'eau
et dans le sol

Je suis le roi Pinus Premier
Le vent a taillé ma crinière

Pin parasol de père en terre
Jamais Soleil ne voit mon pied
*
son coté sombre
tourné vers le soleil
le pin parano
(Ces pins parasol sont situés sur le bord du canal de la Roubine après Narbonne)
Maguelone
dernier bain de l’année
voire plus
Maguelone
dernier bain de l’année
sauf pour la sterne
Maguelone
seul au monde, libre enfin
de pisser dans l’eau
passer et repasser
le fer à repasser
repasser
colchiques dans les prés
et dans l'air fredonné
fin d'été
la tonnelle inutile
plus belle qu'au début
fin d'été
manga dans la rue
dans son short vinyle
son joli petit cul bleu
tendre derrière
devinant le regard
tendu vers l’avant









