Samedi 19 août 2006

un couteau perdu
planté sur la plage
bien propre

pluie sur la plage
pas la pluie sous un parapluie
peau sous la pluie

pluie sur la plage
marcher contre elle
toute mouillée

pluie sur la plage
juste pour elle
et pour nous

pluie sur la plage
ne voir plus qu’elle
tout simplement

Samedi 19 août 2006


DSCN3483a.jpg (104942 octets)


Plein soleil
La libellule immobile
elle aussi




DSCN3480a.jpg (110237 octets)


pétales bleus
dans l’eau fin de l’été
des libellules

Samedi 19 août 2006


L’espace d’un instant
un quart d’arc en ciel
fractionne les deux


DSCN3438a.jpg (41737 octets)

Samedi 19 août 2006

bar

 nuit pâle
vue du bar dans la vitre sale 
le petit jour

nuit sans fin
les deux miroirs multiplient
verres et regards

fin de nuit
dernier verre
d’un jour sans fin


lueur de l’aube
d’une nuit passée à boire
où est-elle

seuls avec les autres
dans la glace du comptoir
on s’évite

au coin de ses lèvres
le bout rouge crée l’atmosphère
coin fumeur

regards lointains
derrière la glace du comptoir
on fait ses contes

deux yeux brillants
dans la glace du comptoir
brûlants derrières

fomenté par les serveurs
soulèvement de chaises
sur les tables

Samedi 19 août 2006


toutes ces étoiles
n’ont pas sa lumière
nuit sans elle


la lumière de l’une
éteint celle des autres
nuit sans elles

toutes ces étoiles
détaillées faute de toit
nuits sans tunes

étoile filante
manque toujours la même
nuit sans elle


Dans mon rêve
je m’endords dans ses bras
en rêvant  

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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