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  • Chaleur immergée… (31/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    printemps en ville: jaillissant du jeans une hirondelle penchée la partie froide émergeante de son entregent un tiers du string élastique sorti du jeans envie de tirer
  • Maguelone... (30/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    mer frisquette elle entre à peine pour faire pipi quatre baigneuses huit seins dont deux nus trois bas et demi
  • Haïkus des villes... (28/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    au magasin bio un couple parle normalement peinture verte le banc des amoureux tout frais
  • Haïsha romantique... (27/05/2010 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    printemps! dans les roches et la forêt tout me parle de toi
  • La belle rouquine... (26/05/2010 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    la grèbe roussâtre l'impression de perdre plus qu'une amie seul au monde flottant dans le bol un brin de thé Lien sur le monde
  • Raku et haïku... (24/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    sortant des fumées le soleil dans le vide du bol de raku seul au monde flottant dans le bol un brin de thé soleil du soir le dernier bol de raku à l'air libre
  • Haïku et raku... (19/05/2010 publié dans : Divers )
    Il y a des similitudes entre le haïku et le raku: la simplicité et la spontanéité dans la réalisation, le naturel sans fioritures, le coté brut et un peu mystérieux, "l'imperfection positive", ...
  • Silence haïku... (18/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    plage en mars: entre deux vagues le silence un lézard dans la chapelle abandonnée… et son silence seul en forêt entre silence et bruit chacun s'écoutant sous le pin parasol nos ombres confondues ...
  • Lettre retrouvée... (15/05/2010 publié dans : senryû )
    lettre trouvée (l'être trouvé) de mon père à ma mère: si nous avions un fils…
  • Printemps des poitrines... (13/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    rue embouteillée parfum de l'oranger du Japon fleuri Printemps des poitrines dur de faire léger avec du lourd tremblante en ville du contenu tremblotant du décolleté dans la rue elle ses deux ...
  • Mémoire de ma vigne... (12/05/2010 publié dans : Haïbun )
    "O vous, qui êtes en face du vin et qui hésitez à boire, Pour prendre le plaisir, dites-moi, je vous prie, qui attendez-vous?" Li Po Quel regard peut porter un amoureux du vin sur la vigne? ...
  • Printemps... (11/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    presque un mois sans faire un haïku… parfums de printemps
  • Femme... (09/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    piste cyclable doublé par une femme sans un regard l'arrosée… l'urine sur la mousse humide les reins cambrés
  • Après Beauduc... (06/05/2010 publié dans : Photos )
    après Beauduc il n'y a plus rien… comme avant Beauduc c'est bien beau (c'est même très beau!), mais après… même au bout du monde il y a encore un après! En continuant vers l'Est, le long de la ...
  • Pluie et vent... (05/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    pluie de mai: flottant dans la maison un brin de lilas
  • Haniwa de Shibayama... (04/05/2010 publié dans : Divers )
    En 1987, une expo à Paris m'avait fait découvrir les haniwa de Shibayama (déplacés suite aux travaux et aux fouilles sur l'aéroport de Narita, je crois). Il s'agit de sculptures très simples, ...
  • Haïkus de mai 2... (03/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    Maguelone en mai revoir libres et blancs les membres nus plage nue un tronc d'arbre échoué sans écorce deux couples allongés un sur le ventre un sur le dos
  • Haïku de mai... (02/05/2010 publié dans : haiku-senryu )
    CGT CFDT remonter la manif à contre courant 1er mai les drapeaux rouges dans les cheveux blancs en queue de manif un couple hésitant soleil de mai

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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