Lundi 14 mai 2007

« L'oeuvre érotique a elle aussi son caractère sacré. » 
 E
gon Schiele

elle ressemble
à un dessin d'Egon Schiele
surtout le sexe



 

Lundi 14 mai 2007

Mas du haut-pays
Tilleul et mûrier noir
avant et après nous


verdon7.jpg (12452 octets)

C'était une très vieille bastide provençale, isolée sur une proéminence, déserte depuis cent ans. Lorsqu'ils l'ont vu pour la première fois, ils ont été saisis  par la paix et le silence du lieu, la beauté simple et l'harmonie de sa construction. Le pigeonnier et le cadran solaire fonctionnaient encore. Ils l'ont tout de suite adoptée. Ils avaient trouvé un toit, elle une famille. L'intégrité et la profondeur du décor sont restées les mêmes, sans limites: des montagnes claires, des murs de pierre, des bois de chênes et de pins et le ciel pur comme au jour de sa construction.

tilleul

En effectuant la montée vers la bastide, on perçoit, de loin, l'équilibre et la sérennité qui s'en dégage. On tourne autour d'elle, on voit qu'elle a vécu et ne cache pas son age, elle inspire respect et bienveillance. Ensuite, on regarde longuement ses cicatrices, ses murs irréguliers et ses tours singulières, ses tuiles nées ici et ses volets bleus clair comme l'immensité qu'ils imitent.
On commence à comprendre qu'un bonheur peut naître ici, si loin de tout. On le perçoit lorsqu'on arrive ici, aussi fort chaque fois, un peu moins étonné mais plus tranquille, rassuré parce que l'on sait qu'il ne vient pas que de soi mais de ce lieu immuable et simple. Il sera là quand nous n'y serons plus. Une sérénité, un sentiment d'éternité vous prennent après quelques heures ici. 
C'est le commencement d'un monde....

Location dans le Verdon

Texte libre

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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