en majuscules
deux petits Culs s’inscrivent
dans la rue
accumulant les regards
deux culs minuscules
suivi dans la rue
ce petit cul sans doute
s’en doute un peu
un petit cul déroutant
un petit vieux débutant
dans la rue
deux filles délurées
font les rites à l’envers
avec l'abeille
le brin de lavande
vrombit
au Tibet
bain de sang sur l'écran plasma…
tout rouge
devant l'écran allumé
des regards éteints
l'armoire pleine
de draps et de lavande
en mille feuilles
dans le lit
plein de plis
au café
troublant deux bières ambrées
deux cuisses blanches
madone
la serveuse auréolée...
sous les bras
Début du printemps
Envie d’écrire de vivre des haïkus
érotiques
Croisé un regard précis
qui y pense aussi
![]()
suivant le mouvement
de la foule et de ses hanches
seul contre seule
entendant "par derrière"
elle se retourne
jardin abandonné…
les anémones de mon père
toujours là
de toutes les couleurs
pour presque personne
maison d'enfance
tout a rapetissé…
même les rêves
devant l’œuf peint:
« O » (dit-elle)
la bouche en cul de poule
Nostalgie du passé... mais surtout du futur...

Résolution!
“Aimez-vous les uns les autres”, Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre
braguette”, “Faites l’amour et recommencez”, “Enragez-vous”, “Je décrète l'état de bonheur permanent”, “Inventez de nouvelles perversions sexuelles”, “Consommez plus, vous vivrez moins”, “Sous
les pavés, la plage”, “Il est interdit d’interdire”, “Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs”, “Jouissez sans entraves, baisez sans carotte”, “La liberté
d'autrui étend la mienne à l'infini”, “Faites l’amour, pas la guerre”, “Dieu, c'est moi”, “Plus je fais l'amour, plus j'ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j'ai
envie de faire l'amour”, “La vie est ailleurs”, “L’imagination au pouvoir” “Zelda, je t'aime ! À bas le travail !”.
(Slogans de mai 68)
premier pas
premier printemps
même pas peur
jour bleu…
vent dans le dos
sur mon vélo
surs la piste
mon vélo dépassé…
le temps passe
sur la piste
des petits parlent
de piste recyclable
![]()
petit cul…
rêvant de robe légère
et de vent
prisonnier de la nuit
lié à elle
jusqu'à l'aube
en pleine nuit
le cri de la chouette
en pleine ville
sur papier glacé
l'esquisse d'un visage
à peine masqué
se vêtir pour séduire
et renversement…
On vieillit en rêvant
Au réveil on revêt des habits
trop jeunes
Quand la grenouille plonge
Dans l'étang
Que de silences prennent fin
Léger trouble sur l'étang
La vie prend l'avantage
dans la rue
un petit gant de femme
sans main
un joli gant de femme
ramassé dans la rue
Bref,
j'ai trouvé un gant de femme
tout seul…
dans ce gant :
une femme imaginée
aux mains si fines…
elle touche l'objet
de son choix
de sa main
de son doigt
de satin








