Mercredi 28 février 2007

On trouve de tout sur internet, le meilleur et le pire; souvent il suffit d'un peu de second degré pour qu'ils se confondent...

Un été sans épilation (pour une écologie libidinale!)

Aisselles dans les fims

Paris moustache club



 post-épilation
     transperçant le pâle
      les poils préservés

 


 culottée             
juste au-dessus du rose    
  un toupet noir  

 

                          reste quelques poils
au cœur du maillot
le compte est bon


 

 

 Noir et blanc sur Rai due
Sophia Loren levant les bras
deux toupets noirs

par André publié dans : Divers
Mardi 27 février 2007


Tadorne de Belon

uni pour la vie
le couple de canards
nous surprend 


 


 



l’histoire d’amour…
elle ne l’a pas écrit
sur son CV

 

 

 


Mardi 27 février 2007

               oh ! un coucou
- déjà 
                      - mais non, pas l'oiseau
- ah ! 

  

la bécasse dans le livre :   
« pitt  pitt  crouh  crouh ! »   
- grou grou tsi’p en vrai   

 

 

 on donnerait cher                                                
pour être aussi chic
                                                      chardonneret élégant

Lundi 26 février 2007

entre les flaques
sur les pointes et bras ouverts
la funambule

  

les roumaines
déphasées, synchronisées
avec les feux



un mec assis
derrière une voiture
en pleurs

 

 

 

 

Samedi 24 février 2007

 
nat king cole & harry belafonte - mama look a boo boo


Vendredi 23 février 2007


DSCN3466a.jpg (78005 octets)

lumière arrosée
 suspendues gouttes à gouttes
au fil de l’eau


Mercredi 21 février 2007

marcher amoureux
au bord de la plage
tous deux même pas

 
pas sur le sable
ne marquant presque pas
pas à la légère


même l’absence
des pas invisibles
m’émeut


 

 

    blanc tendre
un petit sein au soleil
                       ravi


 un pantalon noir
chauffé par le soleil
                   aussi 

 

 

 

Jeudi 15 février 2007

du matin au soir
je suis le bruit de mes pas
et plus encore


sous le saule pleureur
des marcheurs joyeux
se laissent caresser

*

 marcher amoureux
au bord de la plage
tous deux même pas


au bord de la mer
mes pas dans ses pas
avant elle 
 

 

 

 

Mercredi 14 février 2007

deux mots si rares
qu’on ne les dit jamais
deux fois


Cher Valentin
chacun cherche du charme
à l’être chair


Saint Valentin
elle préfère l’action
à l’attention


des preuves d’amour
- plutôt saint Thomas
que saint Valentin


saint Valentin
la chatte fait un instant
patte de velours

  

quelques grammes
d’amour/ha(bitude)
et 97 kg/ha de pesticides

(pas de fleurs...)

 

Mardi 13 février 2007

givre au soleil
les cristaux illuminés
puis éteints

*
long nuage blanc
sur le sol et dans le ciel
selon le soleil

*
de notre lit
les branches du cerisier
nues aussi

Lundi 12 février 2007

retour en plaine
- oh! mais c'est plus de la neige -
amandiers en fleurs

AMA25013.jpg

 

Mercredi 7 février 2007

  Dans le haïku classique on insiste sur l’objectivité dans le regard, la dépersonnalisation presque… Cette démarche peut s’envisager en harmonie avec une approche du zen… très difficilement compatible avec notre culture. Sans remonter à Descartes (" Je pense donc…"), la pensée occidentale se retrouve plutôt dans cette phrase de Lautréamont: « Si j’existe, je ne suis pas un autre. »… Mais je me vois d’une façon et vous me voyez d’une autre… comme vous même… chaque réalité résonne donc différemment… Notre corps est multiple ainsi que notre esprit, mais nous voyons à travers eux, à travers "je"… même si "je" peux être transcendé hors de toute race, de toute culture, de tout sexe, de toute ascendance et descendance.  
 Bref,  je ne suis convaincu que d’une chose, celui qui écrit des senryûs ou des haïkus n’est jamais à chaque fois le même homme… c’est même parfois une femme…

 (Par tradition, dans la Chine ancienne, on exprimait ses sentiments par la voix de la femme... Autre temps...)


 premier rendez-vous
elle a tout prévu
sauf elle 

("je")


 Le "il", lui, est souvent, paradoxalement, une façon plus objective (plus facile?) de dire "je"; "il" peut être un effacement, une universalisation de l’homme, il peut aussi permettre de dire, dans les senryûs, des choses inavouables, qui ne peuvent être connues que du "je" seul…

Retour de voyage
est-ce une impression seulement,
il la trouve plus large
(anonyme… bien sûr !)

 Toute cette digression parce que j’ai lu cette superbe phrase de
Régis Jauffret : 
" Je est tout le monde et n’importe qui."
dans son dernier livre: « Microfictions ».

 

 

 

 

 

Lundi 5 février 2007

DSCN3438a.jpg (41737 octets)

l’espace d’un instant
un quart d’arc en ciel
fractionne les deux

 

Dimanche 4 février 2007




sur son eye liner
aquarellant son visage
des larmes joyeuses



 

Samedi 3 février 2007

chemin de St Jacques
lui vers l’Est moi vers lui
regards envieux

jour après jour
de l’orée à la tombée
toujours marchant

chemin à l’aube
les toiles du matin
de l’araignée du soir

fuyant
vers l’horizon jamais atteint
marcheur pour rien

chemin flou
dans le soleil de midi
flottent les marcheurs

Vendredi 2 février 2007

   Une fois n’est pas coutume, je me suis laisser aller à participer au concours de "poésies érotiques"
Avec bienveillance et mansuétude le jury a bien voulu me distinguer sous réserve de ne plus succomber à nouveau...
ou alors juste un peu...



un peu pour elle
j’écris de petits poèmes
sans oser lui dire


 

au pti’dej
elle le regarde
en rougissant



cher soleil
ses jambes sous la robe
ombres de chair



septième ciel
elle au premier
lui à la fin

 

Jeudi 1 février 2007

ce soir on fume
sous des arbres verts
brume légère

 

 

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre


Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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