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  • Nue... (31/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    sa peau doréesans l'odeur douçâtre du déodorant nue au vent elle hume les parfums nés des nues plein soleil… frissonnante sous le vent ou les regards (Plage de Maguelone cet été...)
  • Sarkozy... (29/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    à la manif… derrière deux belles anti Sarkozy
  • Grève... (29/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    en vélo... une insulte criée d'une auto immobile
  • Flamants roses... (27/01/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    soir d'été... un vol de flamants relie l'eau au ciel vol de l'eau vers là haut (Rothko + tanka = haïsha) Découvrez Charlie Haden!
  • Vent... (26/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    dans le cimetière le vent tombe… après les cyprès
  • Andy Warhol... (25/01/2009 publié dans : Photos )
    Quart d’heure warholien: "Dans le futur, chacun aura son quart d'heure de célébrité." Ne pas confondre avec l'heure de gloire qui elle est souvent déjà un peu passée… Comme le bonheur d'ailleurs, ...
  • Soldes... (23/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    rayon cosmétique: 50% sur la beauté… (chez Yves Rocher) 50% sur la beauté 50% sur le bonheur... Pauvre Stendhal (de circonstance)rayon librairie: 50% sur la beauté intérieure... "le beau est laid ...
  • Haïku senryû… (23/01/2009 publié dans : Règles floues )
    Un texte, dans le cadre des "règles floues", déjà paru dans la revue numérique 575; suite à quelques mails, je précise que, com'd'hab, c'est à lire par moments au second degré… mais pourquoi pas ...
  • Kobamara… (22/01/2009 publié dans : Divers )
    même au bas mot le nabo rame encore avec Obama
  • Gros bec... (22/01/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    le gros bec accroché en haut du pin à crochet… détaché de tout… de l'anthropomorphisme et du jeu de nos mots
  • Investiture... (20/01/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
  • Neige fraiche... (18/01/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
  • Haïkuméride… (17/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    jour après jour elles le disent… mes rides
  • Buffet chinois... (16/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    Une nouvelle publication numérique sur ce thème de la nouriture présentée par Hélène Leclerc et André Duhaime. Lien : http://pages.videotron.com/haiku/buffet2.pdf Quelques extraits: De mains en ...
  • Soldes... (14/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    aux soldes une belle jeune femme sentant la sueur l'air de rien repasser derrière elle pour voir
  • Doux thé… (09/01/2009 publié dans : Haïsha (photo-haïku) )
    sans cérémonie remplacer sa tasse de thé par mes lèvres
  • Froid glacial... (08/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    jour de neige… son décolleté inapproprié on parle baleines… de son parapluie pas du soutif’ noir et blanc sur le parapluie couleur en dessous (Place de la comédie à Montpellier) à l’écart le stand ...
  • Jour de printemps... (06/01/2009 publié dans : Haïbun )
    C’est une claire journée de printemps, presqu’un jour d’été... On sent des odeurs de choses et d’êtres qu’on ne voit pas… On entend des sons des silences qu’on n’écoutait pas ; des criquets, des ...
  • Jour de neige… (06/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    jour de neige… c'est les prés les arbres et les autos confondus
  • Regards... (04/01/2009 publié dans : Tanka )
    Trois têtes dans les glaces du bar… C’est bien moi nos regards croisés dans les glaces du bar… déjà mieux que l’ordi son regard unique multiplié
  • Le chemin... (02/01/2009 publié dans : haiku-senryu )
    le chemin venant tout droit de l’horizon… y retournons si flou si loin pour y penser il faut marcher longtemps « Je ne suis pas » dit le chemin, « je te suis pourtant » dit-il...

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Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi

sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

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