Jeudi 31 janvier 2008

goutte à goutte
... le désir distillée
dans la soie


Mercredi 30 janvier 2008

revu la fillette
dans son fauteuil roulant
toujours aussi triste



Mardi 29 janvier 2008

premier rendez-vous
elle a tout prévu
sauf elle
   


premier RDV
elle rougit pendant
les blancs

vingt ans après
pour la première fois ce soir
elle a vingt ans


premier RDV
ils n'ont jamais vu la mer
aussi belle


premier …
sa main les surprend
tous les deux

 

 

Lundi 28 janvier 2008

pressés dans le bus
ses seins étouffés
pensant à la mer


 
Dimanche 27 janvier 2008

 

Dimanche 27 janvier 2008

Les abeilles dans le romarin
Couvrent le refrain
Des voitures au loin
(tercets!)



rajeuni
plus jaune qu’en automne
le citron de Provence
Gonepteryx_rhamni (© Philippe Mothiron)

par André publié dans : Divers
Vendredi 25 janvier 2008

la sentir la sucer
la manger vivante
                l'huitre du bassin (de Thau)


Vendredi 25 janvier 2008

ce petit nuage
entre le soleil et moi
me suit partout

*

avec tout ça
v’la déjà le mimosa
pas vu venir



Mardi 22 janvier 2008
sortir tous les jours de sa vie
le chien et la poubelle,
rêver


Dimanche 20 janvier 2008

d'un coup d'œil
entre deux stations
coup de foudre

Dimanche 20 janvier 2008

redoux
les femmes aux terrasses
découvertes

dans la rue
des corps de plus en plus doux
redoux

trop doux
sur un banc une maman
en chaleur



Samedi 19 janvier 2008

bissextile
pas de bi cette année
tranquille

Vendredi 18 janvier 2008

kamasoutra


Vendredi 18 janvier 2008

voyage moins long
pour la cigogne blanche
l'hiver plus court

http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/chiffre/304331.FR.php


Mercredi 16 janvier 2008

dans l’église
regarder les saints
en pensant aux siens


Seins
Gorges ceintes
Saintes gorges
Seins gorgés de sucre d'orge
Seins gonflés qui se rengorgent
Saints louant les soutien gorges
Derniers remparts de la chair
Sanctuaire de prosélytes
Dont nuls ne s’échappent
Prison des frissons
Refuge et maintien pour la forme
Masques sans yeux pour sourds-muets intarissables
Instruments interdits pour musiques interdites
Fruits sains de nos ultimes illusions
Les premières gouttes de lait goûterons ici
Car là vit la source
Le secret y trouve asile même révélé
 Exposées vulnérables
Ces formes jamais définitives
Sont gardées comme dans une armoire 
Remplie de cotons et de voiles
Embaumées d’odeurs de femmes
Toute la sphéricité du monde
Concentrée dans ces creusets
Indubitable réalité matérielle
Et miroirs fantasmatiques
Qu'elles exhibent à la manière des médailles
Mais de celles qu'on méritent 
Pour toujours tendres doux apaisants
Aperçus entre deux boutons déjà trop serrés 
Dans un soutien encore adolescent
Ou nus cachés derrière un pull bleu en cachemire 
Ou un T-shirt presque transparent
Tremblants légèrement
 Pointés vers un ciel orageux 
Vers des mains invisibles
 On les devine si bien qu'on les voit
Qu'on les touche de loin
Et quand ce n'est plus l'été
Si cachés si enclos si enfouis
Qu’il faut du courage ou de l’imagination
On devine des frissons on devine des désirs
 On ne comprend pas
Figure de prouesse fendant les regards
On s’écarte d’eux avec douceur
Comme on le fait pour des somnambules
Ils sont la réalité éternelle et enviée
De nos différences
Certains sont pleins de vie et de douleur
D’autres pleins de larmes et de passion
Sautillants malléables imprévus
Rarement domestiqués ou siliclonés
Car ils perdraient leur nature même
L’ombre de loin la plus profonde
Se trouve au cœur des décolletés
Elle marque la frontière avec elles
Parfois un micro sillon noir
Lu avec les yeux les unit
La blancheur de certains éblouit
 Eclairés de l’intérieur comme des lucioles
La nuit avec la lune ils se voient de loin
Ils tombent aussi avec aisance
Quand elles se penchent pour ramasser
D’autres fruits tombés à terre
Soupirants entre-eux dans une trouble émotion
Surtout s’ils sont honnêtes
Se soulevant et s'attirant aux très aimants 
Ils s’amollissent comme la cire
Aux heures ardentes du soleil
Mais rien n’est plus sincère que ceux des baigneuses
Quand ils frémissent leurs rondeurs s’arrondissent
Quand la réalité les dépasse ils redeviennent eux-mêmes
Neutres et indifférents apaisant même les plus durs
Célestes et primordiaux
Leur raison première est l’émotion
Leur seconde l'opposition
L'ultime l'union
Provoquant l’étonnement émerveillé
Des garçons mais surtout des fillettes
Certains si petits ne grandiront jamais
Concentrant toute la féminité du monde
Ils garderont pour toujours leur adolescence
Et la naturalité palpitante de la jeunesse
Idéale fermeté immatérielle imaginée jusqu’au délire
Toujours en apesanteur
Partagés et multiples
Pièces détachées de toute pudeur débordante
Démonstration de l’évidence et de l’éclat de l’éphémère
Sublimation du volume et de l’intervalle parfait
Proéminents à l’abordage mais sans rancœur
Nous ne les verrons plus quand nous serons morts
Les squelettes n’en ont pas
Il ne faut donc jamais baisser les yeux devant eux 
Même s’ils semblent inaccessibles et brûlants
Sinon on rend gorge
Et tout au bout
On devient flou


sous sa blouse
ses petits seins silencieux
censurés par la soie

Chuutttt


par André publié dans : Haïbun
Mardi 15 janvier 2008

plage naturiste
je l'imagine aussi
toute nue

 undefined

vagues souvenirs
avec elle sur la plage
mouillée de plaisir
 

 

Lundi 14 janvier 2008

Nouveaux dessins et peintures de Pierre Artus




olé olé
ses seins sont tout
auréolés




nus13.jpg (17911 octets)


Dimanche 13 janvier 2008

 pas ma taille...
« ça se porte ample »
soldes monstres


plus que du vert...
 « ça revient à la mode »
soldes d’hiver


ce petit pull
 pas indispensable
à part le prix
 

 

 

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

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C’est être heureux
  

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