Mardi 30 janvier 2007

 

 

par André publié dans : Divers
Lundi 29 janvier 2007

sur le trottoir
une belle souriante
trop


Lundi 22 janvier 2007

un jour ordinaire
dont on ne se méfiait pas
nuit glaciale


tel qu’en lui-même
son image persiste
au-delà de l’être

Dimanche 21 janvier 2007

sa tenue légère
en dit moins sur elle
qu’elle

 

 

tout là haut
à la frontière du bas noir
un inconnu blanc


Vendredi 19 janvier 2007

nuit de vent au loin
au chaud dans le lit ça rit
pas près de dormir

 

 

 

 taillées en triangle
ses boucles dorés
yeux sur ses lobes

 

 

 

Mercredi 17 janvier 2007

quai de la gare
le sourire d’un regard
éternel

 

 

assise au soleil
rêvant d’un autre
jour d’hiver

 

banc d’hiver
son visage au soleil
pâle

 

 

Mardi 16 janvier 2007

Derrière la haie
le tailleur de cyprès
chauve


sans ses feuilles
loin de ses racines
un ginkobiloba
 

 

Lundi 15 janvier 2007

la mer nue
derrière lisse
elle aussi


 

 

beau temps bleu frais
sourire sans raison
juste la saison


réchauffement
les flamants avancent le temps
des rapprochements


septième ciel
le cou des flamants vers lui
en érection


temps des amants
les flamants matent les femelles
la dame attend

 

 

Samedi 13 janvier 2007

le pain doré
juste entre nos deux bols
soleil de décembre

 *

au couchant
les soleils sur l’étang de l’Or
volent les flamants


 

 

Vendredi 12 janvier 2007

Eté 62
Une robe blanche
dans la nuit

Songe d’été 
Le visage d’une fille 
dans la nuit de juin

Vrai baiser
Le premier c’est pas moi
le premier

Nuit de juin
La caresse d’un sein
toujours jeune

Dernier soir
Tâche blanche qui s’éteint
Nuit noire 

Mercredi 10 janvier 2007

des roses ouvertes
une robe entr’ouverte
dis ! Janvier ?!

 



réchauffement
elle s’échauffe
en en parlant

 

 beauté glacée
la sueur sous ses aisselles
tempère

  

 

 

réchauffement
la dame et sa fourrure
plus criarde



caressant
les poils superflus de la chatte
réchauffement

 

 

 

Lundi 8 janvier 2007

Ils sont forts ces canadiens... irrésistibles même:
Têtes à claques

Ne pas rater : Willi Waller 2006, le pilote, la tente...

  Arrêt’ don d’niaiser

Les Pop-Tarts (Gaufrette trop sucrée avec glaçage synthétique. Un classique pour toute une génération d'enfants au Québec).

 

 

  

par André publié dans : Divers
Jeudi 4 janvier 2007

 

Le haïku expression d’une impression et non description. 

   un monde
flottant entre analyse
et soleil levant

 

   Pour écrire des haïkus une vision objective et spontanée et une perception concrète de l’environnement naturel et humain tu auras… dirait Maître Yoda... et transcender la réalité tu devras.  Même sans se prendre la tête avec des contraintes trop rigides ou des considérations mystiques ou métaphysiques,
il faut respecter quelques règles, ne serait ce que pour parler un même langage…
Voir par exemple :
« Suggestions pour écrire des haïkus » ;
les respecter toutes ne serait pas très réaliste…
n’en respecter aucune le serait encore moins.  

   

 En vrac, quelques réflexions personnelles sur la pratique du haïku :

Haïku accompagné ou autonome…
   Le défi et la richesse du haïku ou senryû sont en partie liés à la contrainte de traduire en moins de 18 syllabes une sensation, une impression… La tentation est forte de rajouter un commentaire avant ou (et) après pour être sûr d’être bien compris…
Ben voyons ! Notre petit haïku se suffit à lui même : il « fonctionne » ou pas, mais tout seul, comme un grand!
On peut rajouter une indication si l’on fait référence à un fait culturel ou particulier inconnu du lecteur, mais en règle générale, si l’on partage la même culture et les mêmes codes, les sous entendus, les allusions, les références doivent être comprises (ou interprétées) à demi-mot…

Haïku à pied…
Lorsqu’on est spontanément séduit, ému ou amusé par un haïku ou senryû, on l’est par l’impression, la vision qu’il nous révèle (l’étincelle !) ; si ensuite, par réflexe, on compte les pieds et que l’on constate qu’il ne respecte pas le 5/7/5 "nippon initial", cela n’enlève rien à notre premier plaisir. En revanche, un texte sans esprit et sans lumières ne sera pas sauvé par le respect des règles ! Dommage !

Haïku en lignes...
J’aime bien respecter les 3 lignes et si possible
le
court/ long/ court : c’est le code d’identification visuel le plus évident. Pour la lecture orale on peut imaginer deux lignes matérialisées par la césure. On dit souvent que les haïkus sont écrits pour être lus oralement; pourtant, plus de 95% des haïkus et de la poésie en général sont visualisés (internet, livres) et bien rarement lu en public.
*
J’aime bien aussi, mais là c’est plus un jeu personnel,
réduire au minimum l’ensemble, sans tomber dans le SMS…



 L’utilisation (limitée) de verbes (richesse de la langue française !) ou d’adverbes ne me gêne pas ; là encore, leur présence ou leur absence ne nuise en rien à l’intérêt du texte… sauf à attacher plus d’importance à la lettre qu’à l’esprit... haïku. 
*
     Le senryû est le cousin déluré du haïku ; il ne peut pas s’empêcher d’être ironique et s’intéresse atousantabou, plus d’ailleurs à la nature humaine qu’à la nature tout court. La différence entre les deux est de moins en moins perceptible (mais qui a influencé l’autre !?)… On parle alors de " haïku urbain " et presque tout le monde est content 

"Le HAIKU veut toujours dire quelque chose.
L'idée que ça ne veut rien dire est une coquetterie de
sectaires précieux. " ( de précieuses ridicules!) 
(critique de R.Barthes par J.Sarocchi)


 A suivre...

 

 

Monet Claude - Impression Soleil Levant

Mercredi 3 janvier 2007

Ce modeste blog recevait tranquillement une petite centaine de visiteurs/jour; depuis quelques jours, ce nombre a subitement doublé !!?
L’hypothèse la plus probable pour expliquer ce doublement est la parution dans la revue Psychologie magazine d’un article, très bien fait du reste, sur le haïku. On y trouve que du beau monde et quelques bonnes adresses web. Merci donc à eux et notamment à Catherine Belkhodja de Marco Polo.
A propos, comment expliquer mon amour de l’écrit sur papier et en plus glacé… Faudra que j’en parle à ma psy…

la beurette blonde
avec ses racines
dans ses cheveux

 

 

 

 

Mardi 2 janvier 2007

Reçu ce matin un délicieux petit cadeau
Merci Isabel...

 







Plus d'info

 

Mardi 2 janvier 2007

coups de coeur
à minuit ça vibre jusqu’au  bout
du sien

  

 

robe blanche
d’une nuit passée à boire
aube du premier jour

 

 

 

premiers petits vœux
il souhaite une bonne année
pour de vrai

Lundi 1 janvier 2007

 

an ben granada
al mens que siam pas maï
que sieguem pas mens

une année gagnante
et qu'au moins si l'on n'est pas plus
l'on ne soit pas moins

*

douze coups
champagne pas terrible
mais ses lèvres !

 *

 

   penchée décolletée
elle admire les cadeaux
moi aussi


 toutes ces lèvres   
toutes ces joues tous ces baisers
premier janvier

*

 Qui que tu sois, où que tu sois, je te souhaite, per l’an qué ven, du plaisir et de l’espoir (à redonner !) et, pourquoi pas, un peu de chance et de bonheur (ça va avec !)… si non, de la tendresse et des émotions (partageons les !)… allez je te mets aussi quelques câlins (à échanger !) parce que j’espère qu'elle sera longue et sans temps mort…
Sincèrement, même si l’on se connaît encore à peine…


Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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    haïku 俳句   
  
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