Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 10:46

perdus dans la vigne
grappiller les grains oubliés
par la machine

 

 

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 11:42

velos-maguelone-copie-6.jpg

Par André - Publié dans : Haïsha (photo-haïku) - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 18:05

septembre
elle remet d’abord
le haut

Maguelone…
ses seins naturels
dans du synthétique

vent de fraicheur
le naturiste enfile
un textile

iceberg
un bout de son sein blanc
émerge


monde fluctuant…
ses seins dans l’eau
deux fois plus gros


si elle en avait un
ça serait du 90 C

presqu’aussi beau
qu’une goutte d’eau
son nombril diamant

l’un brillant l’autre noir
deux soleils sur son corps

tas de bois flotté
passe le monsieur chauve
et la dame lisse


sa peau si bronzée
son maillot noir invisible

... étés passés…
deux dames avec leurs premiers strings
du début

leurs seins depuis
ont rajeunis

fin du monde
s’allongent l’ombre et l’espace
entre les corps

 

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 08:29

la rose trémière
au milieu des ruines

l’araignée habite
au dernier étage
des fleurs

Par André - Publié dans : Tanka - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 12:54
Promenade des anglaises
Le voyeur forcé de choisir

sur la femme enfant 
un string de jeune fille

banc double
vue vers la rue ou le parc…
le papé vers la vie

été 2011
grand ouverts en V devant
les shorts

autant d’hexibs que de voyeurs
à quelque mètres près

baisers debout
les bancs des amoureux
tout mouillés


retour au jardin
ils n’ont pas croqué
les tomates vertes

voyant la grosse courgette
on rit

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 10:41

Méditerranée…
l’horizon sans surface
mer et ciel face à face

peinture à l’eau de mer
couleur ciel et marine

Saint Jean Cap Ferrat
même les Mouettes
se la pètent

devant les transats
la mer très chère
pas très chaude


l’envie balance
suspendue entre ses seins
la tête de mort



Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 11:51

printemps de bonne heure
enrobée de boutonnées
une robe fleur

chaleur
les femmes auréolées
la peau des saintes en pleurs

parfum
à fleur de peau la sueur
mêlée des deux

assise9_1_.gif

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 11:00

La fleur est le paroxysme de la jouissance

La jouissance est brève et soudaine, son expression (son explosion !) doit l’être aussi.
...
De l’impression vive à l’expression brute.

(L’écrit suggère, l’imaginaire traduit.)

le maxi dans le mini
oh ! même mieux
le mini dans le mini !

Pourquoi faire long et compliqué quand on peut faire simple et court ?
Mais aussi, pourquoi faire terne et inodore quand on peut faire éclatant et parfumé ?



L’impression vive…

« Je déteste cette habitude scholastique de développer… Seuls les bavards traitent le sujet. Quand je veux traduire une impression vive, mon premier mouvement n’est pas de laisser aller ma plume, comme disent les sots, mais un reflexe de contraction, de gêne, de refus… Je déteste les bavards, tous les chroniqueurs qui ne parlent de rien en parlant de tout. C’est difficile d’être bref… »

Paul Morand (Journal inutile)




  « La rage de l’expression…

« Que rien désormais ne me fasse revenir de ma détermination : ne sacrifier jamais l'objet de mon étude à la mise en valeur de quelque trouvaille verbale que j'aurai faite à son propos, ni à l'arrangement en poème de plusieurs de ces trouvailles.
En revenir toujours à l'objet lui-­même, à ce qu'il a de brut, de différent : différent en particulier de ce que j'ai déjà (à ce moment) écrit de lui.
Que mon travail soit celui d'une rectification continuelle de mon expres​sion (sans souci a priori de la forme de cette expression) en faveur de l'objet brut.
Ainsi, écrivant sur la Loire d'un endroit des berges de ce fleuve, devrai-je y replonger sans cesse mon regard, mon esprit. Chaque fois qu'il aura séché sur une expression, le replonger dans l'eau du fleuve.
Reconnaître le plus grand droit de l'objet, son droit imprescriptible, opposable à tout poème... Aucun poème n'étant jamais sans appel a minima de la part de l'objet du poème, ni sans plainte en contrefaçon.
L'objet est toujours plus important, plus intéressant, plus capable (plein de droits) : il n'a aucun devoir vis-à-vis de moi, c'est moi qui ai tous les devoirs à son égard.
Ce que les lignes précédentes ne disent pas assez : en conséquence, ne jamais m'arrêter à la forme poétique celle-ci devant pourtant être utilisée à un moment de mon étude parce qu'elle dispose un jeu de miroirs qui peut faire apparaître certains aspects demeurés obscurs de l'objet. L'entrechoc des mots, les analogies verbales sont un des moyens de scruter l'objet.
Ne jamais essayer d'arranger les choses. Les choses et les poèmes sont inconciliables.
Il s'agit de savoir si l'on veut faire un poème ou rendre compte d'une chose (dans l'espoir que l'esprit y gagne, fasse à son propos quelque pas nouveau).
C'est le second terme de l'alternative que mon goût (un goût violent des choses, et des progrès de l'esprit) sans hésitation me fait choisir.
Ma détermination est donc prise ...
Peu m'importe après cela que l'on veuille nommer poème ce qui va en résulter. Quant à moi, le moindre soupçon de ronron poétique m'avertit seulement que je rentre dans le manège, et provoque mon coup de reins pour en sortir. »

Francis Ponge




  « Un léger coup de sabre séparera ma tête, comme une fleur printanière que le Maître cueille pour le plaisir. Nous sommes tous des fleurs plantées sur cette terre que Dieu cueille en son temps, un peu plus tôt, un peu plus tard. Autre est la rose empourprée, autre le lys virginal, autre l’humble violette. Tachons de plaire, selon le parfum et l’éclat qui nous sont donnés… »

Saint Théophane Vénard

 

Par André - Publié dans : Règles floues - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 11:51
la robe à fleurs
assise sur l’herbe
   odeur de foin
        
        
    la robe à fleurs              
au dessus des jambes…
ikebana        
      
soleil en face
le cœur de la robe à fleurs
en transparence    

 

"De ce que nous voyons, il n'est rien qui ne soit fleur".
Basho

L'Ikebana (la voie des fleurs) tout comme le haïku sont des moyens traditionnels de communication sociale.

Le simple bouquet et le poème bref cherchent, non pas à nous faire réfléchir, mais à nous transmettre une impression, nous faire expérimenter l'infiniment grand dans l'infiniment petit, le cosmos dans le microcosme, l'éternité dans l'instant éphémère, l'invisible dans le visible. Toujours au rythme des saisons.
Le principe visuel du haïku est surtout le tercet asymétrique.
Le principe du bouquet ikebana est le plus souvent la triade asymétrique,
trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et humanité à travers les trois piliers: asymétrie, espace et profondeur.
Leur esthétique est celle du presque rien. Leur art est minimal.



chihuly_ikebana-1-.jpg

     

Le "Fûryû" (souffle du vent) est une doctrine philosophique japonaise qui cherche à marquer une idée de style, de finesse, d'élégance ou de beauté et qui se retrouve notamment dans la cérémonie du thé, l’ikebana, le haïku...

Cette notion de Fûryû , employée par Basho, fut reprise par le Bouddhisme Zen et reposait sur une trilogie : la simplicité intérieure (Sabi) l'attention aux choses simples de la vie (Wabi) et la sensibilisation à ce qui se trouve derrière le superficiel (Yugen). Cette trilogie était le cadre à l'intérieur duquel le Samouraï devait découvrir la pureté de la pensée (Sei), la valeur du calme (Juku), l'harmonie intérieure (Wa), la sagesse (Juju) et l'humilité.

 

 



Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 10:34

P1080456s.jpg

Saxifraga florentula (Mercantour)

 

Par André - Publié dans : Haïsha (photo-haïku) - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 12:44

robe rouge relevée
les coquelicots aussi
en robe des champs


jardin secret
cachant les jeunes pousses
la robe à fleurs

sur les hauts talons
ses longues jambes
rallongées par la mini

couleur lait fraise
son coup de soleil
au décolleté


couleur lavande
retrouver l’odeur
dans la robe en fleur

rose pale
un à un les boutons
de la robe à fleurs


par derrière
la robe à fleurs cueillies
par le vent


fin d’un été
les fleurs des robes
jamais fanées



Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 18:05

Un nouveau kigo (mot de saison): robe d’été 


robe et vent d’été
tout a déjà été
inventé

ville classée
ses monuments ses musées
ses robes d’été

stop au feu vert
priorité aux robes d’été

découvertes
deux burqas noires croisent
une robe d’été


robe d’été
prendre l’air puis du plaisir
puis du désir

vent d’été
la culotte adaptée
à la robe

robe et vent d’été
jambes taille seins offerts
grâce à eux


son vœux le plus chair
se réincarner
en robe d’été

robe d’été
pour le plaisir des jambes
rien que pour lui

femme
la douceur de l’être
robe d’été

soleil obscurité
être ou ne pas être
en robe d’été

renaissance
on devient femme
en robe d’été


sa robe vichy rose
déjà belle sans elle


les seins des statues
sans saisons au musée
robes d’été




Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 14:34

forêt monotone…
la ville si jolie
avec ses belles

des pins à perte de vue
des pin up à chaque rue
 

printemps en ville
pas de fleurs dans les rue
des jeunes filles

son sourire
sous la lueur du parasol…
dix ans de moins


été en
ville
presqu’autant d’hommes amoureux
que de femmes


en ville en vélo
l’envie de s’envoler
au village



Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 11:46

sortie des écoles
sur le gros 4x4
non au nucléaire

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Catégories

Email 
___________

J'emprunte, je cite ! 

 

  6 personnes en suspension

Rechercher

 parfumdt.jpg

   Livre sur les thés...
 67 pages - 9€

blue2.gif

Haïkus senryûs libres

 

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi


sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

des rires
sur la photo floue ...
le bonheur a bougé
 

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

 

 

 

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés