Vendredi 16 novembre 2007


un petit point noir
dans l’immensité blonde
le pin perdu

Mardi 6 novembre 2007


dressée
les bras levés vers les cieux
la brouette

Lundi 5 novembre 2007


sur le sentier
des traces de sang séché
un sanglier ?

Dimanche 4 novembre 2007

 


tombe d’Andrzej
un lézard sort de terre
vers le soleil

Dessins d'Andrzej

Poèmes d'Andrzej


Qques haïkus écrit lors de sa mort:

enfermées à vie
dans le cimetière
quelques fleurs sauvages


au cimetière
les pieds dans la terre
du bon coté


à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



la petite boite
flotte au fond du trou
sans quitter la terre


 Willy 
lape sur la tombe
l’eau tombée là



son petit tertre de terre
au fond sa montagne


au recueillement
pas de silence de mort
(les oiseaux)



le premier coucou
ce printemps il ne l’entend pas
le premier



Jeudi 25 octobre 2007

jouant au soleil
les chatons dans les branches
du noisetier





noisetier

Dimanche 21 octobre 2007

trente ans après
la chair des jujubes de la tata
si tendre



des pommettes
de l'enfance à l'adulte
des azéroliers

pommettes.jpg

Deux petits fruits ont marqué mon enfance, les jujubes et les azéroliers qu'on appelait simplement les pommettes. Les arbres originaux de l'enfance ont depuis longtemps disparu mais, après une très longue absence, j'ai retrouvé avec beaucoup (trop ?!) de nostalgie ces petits
"fruits oubliés"  et leur goût inoubliable.

 

 

 

Samedi 20 octobre 2007


terrasse à Venise
regarder la vie traverser
à travers deux verres




place vivante
deux verres ont mis nos rêves
à la place


après deux verres
inverser les rêves
avec la vie

Lundi 15 octobre 2007

   

le pin parasol
assis sous son ombre
solitaire


le pin parasol
se reproduit dans l'eau
et dans le sol



Je suis le roi Pinus Premier
Le vent a taillé ma crinière


Pin parasol de père en terre
Jamais Soleil ne voit mon pied
     

*

son coté sombre
tourné vers le soleil
le pin parano

(Ces pins parasol sont situés sur le bord du canal de la Roubine après Narbonne)

Texte libre

 Email
_____________

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi



presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam



cachant 
le hâle de l’été
son châle 



 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle



maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin

 

 

    souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent



 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt



 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres



reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit


 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard



  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 



  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames



réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre



 terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée


  dans le square clos
 loin de ses racines
un ginkobiloba

 

dans l’ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées



 octobre
de la bûche de pin fendue  
un parfum d’été  
  


 soir d'automne
juste assez de lumière 
 
pour ton visage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte libre

Tout ce qu’on veut  
C’est être heureux
  

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