Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 20:30

beaujolais 2006
elle goûte en premier
c’est nouveau

beaujolais nouveau
ses yeux cette année
plus brillants

 beaujolais nouveau
sa robe avec du rose
au décolleté

 

beaujolais 2006
un peu moins alcoolisé
c’est plus long

beaujolais 2006
pas vraiment de la cuisse
voir ailleurs

beaujolais nouveau
un petit goût de fruits mûrs
et de nostalgie

vertiges
dernier verre de vin
à la verticale

 

 

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 16:05

éclipsé
par sa robe
ses lobes

           indécent
le soir descend
          entre ses seins

  


     elle se dévêt
dans la nuit d’été deux fleurs
blanche balance

              blanc immaculé
                  son soutien gorges
    détaché

 
une deux trois taches.................
     jamais pu compter sur elle
                       sa rousseur

  
dimanche matin
le corps du
Christ
ou son corps à elle

 


raidi
prêt à franchir les sens
inédit

  
     unis et nus
    un cœur bat
      plus fort

 


Au réveil
des cheveux sur mon visage
Ô merveille


Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /Nov /2006 13:54

Dernière ballade à Beauduc
(14/11/06) en VTT

 

Dernier voyage...
DSCN4063s.jpg (82725 octets)
Dernière étape...
DSCN4072s.jpg (110594 octets)
Dernier paradis...
DSCN4070s.jpg (93542 octets)
Dernier reflet
DSCN4079s.jpg (102777 octets)
Dernière piste...
DSCN4091s.jpg (99834 octets)
Dernier sanctuaire
DSCN4090s.jpg (114740 octets)
Derniers hommes...
DSCN4088s.jpg (97659 octets)
Dernier refuge...
DSCN4059s.jpg (121099 octets)


le rythme des tamis
plus vif que les vagues
pêcheurs de tellines





Ballade à Beauduc en VTT (10/06),
en partant des Saintes Maries de la mer
et en passant par la digue à la même mer.
Le ciel gris dramatise la brume des étangs...


Sècheresse
La terre sèche
ses blessures
La terre rêche
est craquelures


  




sur la fleur de sel
le blanc et violet
saladèles en fleurs


Vol de flamants roses
Qu’est-ce que ça doit être chiant
d’être aveugle!


l'étang s'assèche
les pattes des flamands roses
s'allongent

 

 

 

 


suivant sa maman
un enfant flamant
en noir et blanc*

*
les petits des "flamandes", qui sont déjà grands, ont des plumes noires qui deviennent blanches puis se teintent de rose ( comme les chevaux de Camargue qui deviennent blancs, mais pas rose, ou c'est très rare, à l'âge adulte). Comprenne qui pourra....







Cabanons restants à Beauduc




Le phare de la Gachole




dernière vague...


 

sur le sable
un cœur presque effacé
fin de l’été


 plage de Beauduc
enfin la fin du monde 
fin de l'été


Beauduc encore...

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 14:12

Sensation en musique (Robert Charlebois)...


Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Jean Nicolas R.


Sensation avec moustaches...

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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 15:48

Le seul, le vrai Johnny! Dire que dans les années 70 il était considéré en France comme un chanteur réactionnaire parce qu'il chantait son Amérique (vous avez dit primaire...)
Chargé
Johnny Cash in San Quentin (1969) c'est un petit bijou.
 En visionnant  les vidéos sur internet on le voit vieillir bien sûr, mais on voit aussi à ses cotés vieillir ses musiciens qui restent toujours les mêmes : Luther Perkins à la guitare, Marshall Grant à la contrebasse, le mec aux lunettes à la trompette et la famille Carter... Il n'y a que June qui ne vieillit pas...

 


 

 

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 17:58

 



Malo

(
C'est l'histoire d'une femme qui se révolte contre l'oppression de son mari qui la bat et l'humilie)
Traduction aproximative:

Tu es apparu une nuit froide 
 
avec un parfum de tabac sale et de genièvre 
la peur me parcourait déjà 
… 
Ton visage de bel enfant 
est mangé par le temps et par ta folie 
et ton insécurité machiste 
chaque jour dans mes larmes se reflète 
Une fois de plus, non s'il te plaît, je suis fatigué 
et je ne peux pas avec le coeur 

Une fois de plus, non mon amour s'il te plaît, 
ne crie pas les enfants dorment … 
Je vais me retourner comme le feu 
je vais brûler tes poings d'acier

Mauvais, mauvais, tu es mauvais 
... 
Idiot, idiot, tu es idiot 
ne te crois pas meilleur que les femmes 
Mauvais, mauvais, mauvais tu es...

Apareciste una noche fria
con olor a tabaco sucio y a ginebra
el miedo ya me recorría
mientras cruzaba los deditos tras la puerta
Tu carita de niño guapo
se l'ha ido comiendo el tiempo por tus venas
y tu inseguridad machista
se refleja cada día en mis lagrimitas

Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres

El dia es gris cuando tu éstas
y el sol vuelve a salir cuando te vas
y la penita de mi corazón
yo me la tengo que tragar con el fogón
mi carita de niña linda
se ha ido envejeciendo en el silencio
cada vez que me dices puta
se hace tu cerebro más pequeño

Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen
Una vez más, no por favor que estoy cansá
y no puedo con el corazón
Una vez más, no mi amor por favor,
no grites que los niños duermen.
Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...

Voy a volverme como el fuego
voy a quemar tus puños de acero
y del morao de mis mejillas sacar valor
para cobrarme las heridas.
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres
Malo, malo, malo eres
no se daña a quien se quiere, no
tonto, tonto, tonto eres
no te pienses mejor que las mujeres...

Malo, malo, malo eres
malo eres, porque quieres
Malo, malo, malo eres
no me chilles que me duele
Eres debil y eres malo no te pienses
mejor que yo ni que nadie
y ahora yo me fumo un cigarrito
y te hecho el humo en el corazoncito
porque malo, malo, malo eres, tu
malo, malo, malo eres, si
malo, malo, malo eres, siempre
malo, malo malo eres.

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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 11:08

 En hommage à Hokusaï (et Osamu Dazai ) pour ses " Cent vues du mont Fuji", je me suis amusé à relever modestement le défi en fixant au fil du temps une montagne qui m'est chère:
le mont Réglés.















 

 

 

















silhouette du Réglés
la seule qui reste
de son enfance





Cent vues du mont Réglés...




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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 16:25
le pin parasol
entre ma chaise longue
et lui





  

autour de ma chaise
longue est l’ombre du pin
soir d’été


soir d’été
le bruit d’ insectes invisibles
et d’un avion


pigne à la verticale
d’un corps à l’horizontale
vent du soir


parfum du thé
le jour s’éloigne
on se rapproche


la phrase repliée
avec la chaise longue
orage d’été

 

 

dans l’intervalle
entrevu des seins
deux

 

 


pinus1 copier.jpg (72686 octets)

Je suis le roi Pinus Premier
Le vent a taillé ma crinière
Pin parasol de père en terre
Jamais Soleil ne voit mon pied


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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 20:45

 



Jef Buckley (Nulle part ailleurs 95)


sortant du rêve
il se noie dans une vague
pacifique


Par André - Publié dans : Musique Vidéo - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /Nov /2006 10:41

Triste animal post coïtum
variante : omne animal triste post coïtum,
praeter gallum multierenque.
(Tout être vivant est triste après le coït,
excepté le coq et la femme.)
Outre que cela reste à vérifier pour l’une des deux exceptions,
ces maximes latines postulaient déjà que l’inspiration des œuvres érotiques et des poèmes en particulier serait plus liée à l’envie, au manque et à la frustration qu’à la satisfaction ou à la
béatitude. 
(« les chants désespérés sont les chants les plus beaux » !)
Un petit texte de ce cher Mauriac (l’écrivain catholique !)

en réflexion
 :
 "L’érotisme en littérature est un chemin mort. Je nie qu’il soit la source d’un seul poème, d’un seul vers ; la satiété de « l’animal triste » n’a jamais inspiré personne, voilà le vrai, et les purs érotiques ne sont presque jamais capable de jalousie, qui est la passion génératrice du drame et donc de la littérature…
Mon hostilité à la littérature érotique tient en ceci : je redoute de céder, si peu que ce soit, à la connivence avec ce que pourtant je déteste. Non que je me sente meilleur que l’auteur, ou plus pur. C’est l’érotisme des autres que nous détestons.
Chacun à le sien, qu’il a ou non dominé.
Les saints on transcendé le leur. "

Néanmoins…

ma main sur le sien
le mien dans sa main
besoin de rien


révélant le blanc
et la noblesse du coton
sa culotte


Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 20:19


Fête des morts
au cimetière
Journées tombes ouvertes


feuilles d’automne
sur le marbre noir

une jaune morte




un iris bleu en fleur
sort de sa tombe



+

dans le cimetière
ceux de demain saluent
ceux d’hier


dans le cimetière
de futures veuves
en repérage



des roses parfumées
cette année il est gâté
pourri



tilleuls en fleurs
à la place de sa golf
de l’herbe morte

devant sa tombe
s’arrêter de vivre
un instant





les tombes musulmanes
pour s'orienter
DSCN4033s.jpg (82834 octets)

ballade
dans le cimetière
on s’habitue


Par André - Publié dans : Sur la fin... - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 18:12


 le temps des sorbes
après l'âpreté
le suave

Sorbes

après saint Simon
les sorbes sont si douces
suffit de savoir

DSCN3990s.jpg (99452 octets)


DSCN3993s.jpg (80879 octets)

  La sorbe (absorbe), fille du sorbier est un fruit délicat et délicieux, modeste et méconnu. Il faut dire qu'il ne fait pas beaucoup d'effort pour l'être: il ne mûrit pas sur l'arbre mais après; avant sa maturation ou plutôt sa mutation il est immangeable (amer et astringent) ; sans avertir, quand ça lui prend, il passe du jour au lendemain d'une jolie robe jaune-rouge à une teinte sombre et sa chair se ramollit : c'est là qu'il est succulent mais très fragile (blette). Bref, il suffit d'être attentif pour ne pas le rater. On peut en faire des compotes ou de l'eau de vie mais franchement, entre nous, il vaut mieux se les manger tout seul et nature; personnellement, je lui fais un trou dans la peau et je gobe la pulpe comme un oeuf. Son goût est indéfinissable, donc... Certains, qui répètent ce qu'ils ont lus disent qu'il faut les manger après les premières gelées... je suis en train d'en déguster une et pourtant on se baigne encore... ou alors personne ne leur a encore parlé du réchauffement...
   Il y a beaucoup de fruits exotiques que je ne goûterai jamais... je crois que je préfère imaginer leur goût.

  

   dans l'ancien sentier
au sol des sorbes sucrées
pas souvent sucées


dans l'ancien sentier
  des   traces   de   pas .. .. .. .. .. ..
avec deux orteils

DSCN3995s.jpg (81183 octets)


Autres sorbes

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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 14:09


Maguelone
après six mois d’expo
on remballe tout



 son cul
au soleil
lumineux



fin octobre
le dernier rayon
pour la route



pêcheur naturiste
sa grosse canne au milieu
énerve les dames



 le soleil bas
les vagues hautes
étincelles



son cul
sortant de l’eau
soleils mouillés



cherchant pour elle
des coquillages 
aucun d’assez beau



découvreur de mer
sa petite main tendue
vers l’horizon



plage de Maguelone
elle se referme
à chaque regard



dans mon rêve
je me noie dans cette mer
pour l'hiver


Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 17:32

 

 

Cabusse (Fruits oubliés)

acide et croquant
au coeur de l'automne
un tas de pommes

Ce sont des Cabusses, une variété de "fruits oubliés",
originaire des Cévennes et plantée en Hte Provence;
la chair blanche est croquante, très parfumée, juteuse,
sucrée et acidulée, rafraichissante.

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Textes et photos de l'auteur (sauf mention spéciale)

J'emprunte, je cite ! 

 

  4 personnes en suspension

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   Livre sur les thés...
 67 pages - 9 €


figues-copie-1.jpg

Haïkus senryûs libres

 

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi


sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

des rires
sur la photo floue ...
le bonheur a bougé
 

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

 

 

 

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