Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 16:31

spectacle de rue
bien joué le clochard déguisé
ah non c’est un vrai


été 2011
des ventres lisses
sans nombrils

 

assise8_1_.gif

sourire du soir
la douceur du soleil
mieux que Photoshop


Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 10:11

Fourberies de Scapin :
parfaites la diction
et la dentition

la débutante
déguisée en laide
reste belle

vieux cabot
déguisé en beau
un peu trop

    

toute en noir
la danseuse de flamenco
sauf sous les bras


deux japonaises
peaux et chapeaux pales
presqu’un 5/7/5


l’ado naissante
dévoile un peu plus
que son âge

instant d’hésitation
les seins matures
de la fillette

 

scène d’amour
ses yeux au loin dans les miens
Festival d’Avignon

théatre de rue
les acteurs plus vrais
que les spectateurs

si près des yeux
toucher l'émotion


devant le palais
un japonais joue du Nô
au loin un saxo

 

un couple chante
une chanson triste
nul ne l’entend

tragédie de rue
un mauvais acteur joue
on l’entend

 

 

Avignon 2011
même les pas belles
sont jolies

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 11:22

Juliette est morte.

 

grand cœur de Juliette
pensée pour lui
pensée pour elle

 

Lien :

http://haiku-senryu.over-blog.net/article-16351688.html 

 

http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1T4GGLL_frFR400FR401&q=juliette+clochelune

 

 

 

 

Par André - Publié dans : Divers - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 11:14

passe un cheval
une poule suit
pleine d’espoir

passe une poule
je suis un coq je suis

 

Par André - Publié dans : Tanka - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 10:47

le rideau de brume
déchiré par le vent :
le chêne tout nu


Article Libé

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 09:05

quelques cheveux blancs
adoucissent sa blondeur
vieillir en douceur

 

 

 

 

 

 

 

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 08:43

l’appât
après la pente de ses cuisses
piège à vie

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 12:19

... D'où l'importance capitale de la culture esthétique qui nourrit ce qui est pour moi la poésie de la vie. La prose, c'est-à-dire l'inévitable et l'obligatoire, sans joie, est ce qui peut nous faire survivre et nous empêche de vivre vraiment. Vivre vraiment, c'est vivre poétiquement c'est-à-dire dans l'épanouissement de soi, la communauté, l'amour, la participation à autrui et au monde.

Le monde est merveilleux et horrible. L'esthétique nous aide à nous émerveiller et nous permet de regarder l'horreur. Ainsi le second mouvement du Quintette de Schubert exprime la pire douleur de l'âme, et pourtant il nous donne le bonheur de sa musique qui traduit cette douleur sans l'anesthésier.

L'esthétique des oeuvres nous permet de développer une esthétique de vie quotidienne. "La nature imite ce que l'oeuvre d'art lui propose", a-t-on dit. Elle nous favorise l'émerveillement devant la mer, la montagne, les grands arbres, un papillon qui volette, un enfant qui gambade, un chien fou d'amour qui bondit vers son maître, un beau visage...

Voila donc tout ce qui devrait animer une politique de la culture : une politique de l'esthétique qui contribuerait à démocratiser la poésie de vivre, à ce que chacun puisse vivre de belles émotions et découvre ses propres vérités.
Edgar Morin

 Article complet dans le Monde

Par André - Publié dans : Divers - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 10:02

sur Facebook
sa photo d’il y a dix ans
mais non retouchée

 

 

Par André - Publié dans : senryû - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 20:42

fleurs en chaleur
leur pollen pour l’apiculteur
du sperme en couleurs

une dentelle
d’un simple pétale…
magie des chenilles

rose pale
un à un les boutons
de la robe à fleurs

 

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 16:57

Le haïku : d’une impression première à une impression partagée.

 

« Ce que j’ai toujours aimé dans les impressionnistes (route de neige de Monet), c’est qu’on est devant un moment, une parcelle du temps fixé à jamais. De ces millions de vilains matins de mars, des millions de gens qui l’ont vécu, il ne reste rien… qu’un Monet. »
Paul Morand (Journal inutile)

 

 

Par André - Publié dans : Règles floues - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 17:50

deux corps nus liés
au pied de deux vélos
d’homme


Maguelone…
ses seins naturels
dans du synthétique

 


Méditerranée…
l’horizon sans surface
mer et ciel face à face

peinture à l’eau de mer
du bleu ciel sur du bleu marine


plage de Maguelone
une dame ronde et lisse
sur les galets


halte de l’étang :
deux Tadornes de Bélon
entre deux mondes

 

 

 plage de Maguelone
aller d’un demi tour
du sable à la lune

plage naturiste
la dame timide
garde son string


sans bruit sans vagues
des corps dans la brume
sans queues ni têtes



les fesses fermées
les seins ensablés
seule l’effluve blonde



croisant un vélo
malgré la vitesse
l’odeur du cyclo

 

Maguelone
plus personne à l’ombre
du vieux tamaris

 

rires d’enfants
les vagues chatouillent aussi
le ciel

 

les yeux glissants
sur les corps huilés
des gens âgés

    

 

deux dames en juin
avec un bronzage d’aout :
réchauffement

 

peaux nues solaires
les corps stockent le désir
pour la nuit

 

 

 

Par André - Publié dans : haiku-senryu - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 11:38

soleil de juin
déjà levé  
l’oiseau joyeux

dit « Je suis là »

jamais ce jour de joie
ne sera rejoué

 


 

"C’est le déclin du jour,
et je me souviens du nombre infini de jours
que j’ai vu mourir ainsi…"

 

Pier Paolo Pasolini

 

 

 

Par André - Publié dans : Tanka - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 14:49

P1080314s

Le vrai nom est Crinum.

 

 

 

Par André - Publié dans : Haïsha (photo-haïku) - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Catégories

Email 
___________

J'emprunte, je cite ! 

 

  4 personnes en suspension

Rechercher

 parfumdt.jpg

   Livre sur les thés...
 67 pages - 9€

blue2.gif

Haïkus senryûs libres

 

Au fil du temps...

jupe volante
l’air de rien derrière elle
le Mistral et moi


sur le bonzaï
une goutte de rosée
géante

des rires
sur la photo floue ...
le bonheur a bougé
 

          soirée d’aout
la discussion prolongée
avec les grillons


en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
 

je vois par instant
le visage du bonheur
comme je te vois

presque charmant
son prince saccadé
sur la webcam

cachant 
le hâle de l’été
son châle 



vent sur la plage:
si la dame nue
avait une robe

 


 Bouquet fané
Abandonné au soleil
Son ombre est si belle

 

maison d’enfance
tout est plus petit
même la lune 


       matin d’été
j’aperçois dans son jardin
mon père au loin


clair de lune
son visage illuminée
par son i phone

premier lézard
la chatte l'a vu
la première


silence glacé
le crissement des pas
le dit de la neige


pleine lune
en panne au bon moment
l’éclairage public

 

           souriant
le vieux pissant comme avant
sous le vent


 à défaut de chair
en fin les cendres chaudes
du cher défunt


 sorti de l’urne
dans le ruisseau vers la mer
descendre en cendres


   
le soleil après la nuit
le feu avant la cendre

   

reste un cœur
rayé de rides
sur son bras


  devant la tombe
s’arrêter de vivre
un instant

nuit en gîte
le chant du coq réveille
des souvenirs

 

chez le boucher
sur la fausse orchidée
une vraie mouche

 

 

allongé dans l’herbe
face au nuage
allongé dans le ciel

 

prenant le métro
pour la première fois
seul sourire   


Trous dans la salade

Sur les lieux du crime
le serial croqueur

 

piaillements
- s’envolant du pin
une plume

 

22 décembre    

une minute en plus

un jour en moins 


 

 avec l’abeille
le brin de lavande
vrombit



premières fourmis
attendre un peu
pour la poudre


plage déserte
sous un bout de bois roulé
deux fourmis


soleil d’avril
les fumeurs et les non fumeurs
en terrasse


enterrement
des inconnus se regardent
cherchant l’autre

 


soir d’été
prendre le temps avec elle
les  garder


au café
les touristes boivent le pastis
en VO



jour d’été…
ne rien faire
mais bien 


vigne de mon père
une rangée de vieux ceps
vert tendre


chercheurs d’ombre…
les boulistes tournent
avec le soleil


balancement :
la libellule libère
le brin d’herbe 


Au restaurant
devant le « m’as-tu vu »
elle ôte ses lunettes


sous l’abat-jour
la lumière tronconique
dissout la nuit

 
grippe aviaire
l’expert à la télé rassure
les deux cancéreux


 aube grise
 le café allume 
 son brouillard


  la pluie
et les poules picorent
les flaques


 sur la toile nue     
les pommes rougissent     
sous son pinceau 


  retour d’alpages 
les dames admirent les bêtes    
 
 les bergers les dames


réalisant
ses cheveux grisonnants
en relisant l’offre


terrasse au midi
toutes les ombres
sentent l’anis 



touristes en Provence
retrouvant dans les lavandes
l’odeur des WC



 plage de Maguelone
 toute nue sauf l’oreille 
- allo


- nue -
juste autour des reins
la méditerranée

 

 

 

 

 

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés